La crise financière qui s’apprête à frapper l’Algérie avec la chute des recettes des hydrocarbures a fait réagir plusieurs députés. Ces derniers ont fait part de leur volonté de baisser leurs salaires pour soulager les caisses de l’Etat algérien.
« Nous sommes prêts à baisser nos salaires et nous avons réclamé cela bien avant que la crise n’ébranle l’Algérie. Des députés bénéficient de certaines indemnités qui ne sont nullement justifiées », reconnaît Lakhdar Benkhellaf, député du Front de la justice et du développement (FJD), au micro de la chaîne de télévision El-Bilad TV. De son côté, Youcef Khababa, président du groupe parlementaire de l’Alliance de l’Algérie Verte, coalition de partis islamistes, est allé jusqu’à réclamer des réductions de l’ordre de 20 à 30% des salaires de tous les dirigeants algériens. « Nous proposons de baisser le salaire du Président de la République de 90 millions de centimes à 70 millions et celui du Premier ministre de 70 millions à 50 millions », explique-t-il en plaidant pour une réduction de 30 millions à 20 millions les indemnités des députés.
Ces propositions n’ont pas rencontré, pour l’heure, l’enthousiasme de tous les députés. Certains ont confié leur désaccord et estiment que de telles propositions détournent l’attention des véritables enjeux de la crise financière. Quant aux ministres, personne n’a encore fait part de sa prédisposition à baisser son salaire.