Le jeune tunisien Moez Ben Ncir et son ami Mohamed Kadi, militant du RAJ (Rassemblement Action Jeunes), interpellés le 16 avril dernier à Alger puis écroués resteront en prison jusqu’à leur procès. La chambre d’accusation du Tribunal d’Alger a rejeté, hier dimanche, la demande de liberté provisoire déposée par les avocats.
Moez Ben Ncir, tunisien, assistant-éditeur âgé de 25 ans, et Mohamed Kadi (23 ans) ont été interpellés en marge d’une manifestation du mouvement Barakat à laquelle ils ne participaient pas. La décision de maintenir les deux jeunes en détention suscite l’incompréhension et la déception d’autant qu’à la veille de la réunion de la chambre d’accusation, les avocats des deux détenus faisaient preuve d’optimisme, à l’image de Me Noureddine Benissaâd, qui est également le président de la Ligue Algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH).
« Sur la base des éléments du dossier, je suis très confiant quant à la relaxe de mes mandants », avait-il déclaré. La date du procès des deux jeunes n’était pas encore connue, un des avocats indiquant qu’on sera fixé dans les prochains jours.
Comme un couperet
La nouvelle est tombée comme un couperet. Le collectif pour la libération de Mohand et Moez s’est réuni rapidement pour décider des actions pour soutenir les deux détenus. Il a publié sur sa page Facebook l’information sur le maintien en détention de Mohamed Kadi et Moez Ben Ncir en soulignant que le chef d’inculpation « d’attroupement non armé qui a pour but de toucher à l’ordre public » était sans fondement.
Les deux jeunes hommes, indique le collectif, n’étaient que « de passage » à Alger et ne participaient pas à la manifestation de Barakat. « Aucune explication ne peut justifier leur incarcération » durant toute cette période.
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