«Ce qui se passe à nos frontières aussi bien avec le Mali qu’avec la Libye, est un facteur de tension qui risque d’avoir des implications majeures». C’est ce qu’a affirmé M. Rezzag Bara, conseiller du président de la république Abdelaziz Bouteflika, en marge des travaux du séminaire intitulé, « la radicalisation et la déradicalisation: expériences et perspective», ouvert ce dimanche 8 avril à Alger.
Le conseiller à la présidence de la république ajoutera : «Nous considérons nos frontières non pas comme des lignes de séparation, mais comme des espaces de partage et d’échange. La stabilité à nos frontières est importante et nous devons y participer avec les Etats de la région».
Au sujet de l’enlèvement des 6 diplomates algériens au nord du Mali, Gao, M. Rezzag Bara a vite fait un lien avec à un certain nombre d’attentats perpétrés dernièrement au sud du pays dont celui qui avait visé le 3 mars le siège de la gendarmerie nationale à Tamanrasset et la prise d’otages à Tindouf (dans les camps de réfugiés sahraouis). Tout en rappelant que l’Algérie a toujours été ciblée, le conseiller de Bouteflika a souligné qu’« Il y a des groupes terroristes extrémistes qui veulent déstabiliser la région et l’Algérie saura trouver avec ses partenaires les moyens adéquats pour faire face à cette menace».
Il faut savoir que ce séminaire est organisé par le Centre africain d’études et de recherche sur le terrorisme (CAERT), en collaboration avec l’Unité de fusion et de liaison (UFL) des pays du champ (Algérie, Mauritanie, Mali, Niger), et ce pendant 3 jours. Les organisateurs de cette rencontre s’assignent comme objectif d’ouvrir un débat sur les idéologies qui conduisent au radicalisme et à l’extrémisme religieux, particulièrement dans cette conjoncture marquée par un redéploiement du terrorisme qui remet en cause la stabilité dans la région du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest.
RAF