RSF alerte sur la liberté de la presse en Algérie

Redaction

 Reporters Sans Frontières publie un rapport à l’occasion du 50e anniversaire de l’indépendance de l’Algérie, dans lequel il met en avant les libertés entravées des journalistes.



50 ans d’indépendance, 50 ans pour faire un bilan. La liberté de la presse a-t-elle évolué ? C’est la question que s’est posée Reporters Sans Frontières (RSF) pour le cinquantenaire.

L’ONG publie même un rapport, dans lequel elle fait l’état des lieux de la situation des journalistes. La fin de la décennie noire a rendu le métier de journalistes moins dangereux et a permis l’émergence de nouveaux journaux, mais l’indépendance totale des médias algériens n’est pas encore acquise. Une analyse inspirée du rapport des Nations Unies.

Les nombreux titres nationaux subissent moins de pressions politiques mais doivent faire face à d’autres obstacles : pressions économiques, boycott de la part des annonceurs publicitaires, condamnations judiciaires, blocages techniques notamment pour l’impression de leur publication. « Moins de six journaux sont réellement indépendants en Algérie», affirme RSF.

Côté audiovisuel, la libéralisation très attendue cette année, est encore loin d’être réalisée. Seules les deux chaînes Annahar TV et Echourouk TV ont vu le jour, mais ont installé leurs studios à l’étranger afin d’émettre plus librement en Algérie. D’autres télévisions de droit privé devraient voir le jour mais il faudra attendre l’installation d’une autorité de régulation afin d’accorder des autorisations.

 

A retenir :

–       80 titres de presse écrite en Algérie

–       6 journaux seraient réellement indépendants en Algérie

–       2 chaînes de télévision de droit privé :  Annahar TV et Echourouk TV

–       2 journalistes condamnés à payer des amendes depuis le début de l’année (Fatma-Zohra Amara et Manseur Si Mohamed)

 

Amina Boumazza