Les négociations entre les chefs de syndicats et la direction de la SNTF ont repris aujourd’hui. La grève des cheminots qui aura duré une semaine s’est arrêtée très tôt dans la matinée. Les conducteurs de train ont décidé de « reprendre le service normal ».
Cette grève des conducteurs aura causé « une perturbation du transport des voyageurs » notamment « dans la banlieue d’Alger et ses alentours », ainsi, « qu’en direction d’Oran » a t-on constaté en ce début de semaine. Les usagers dans la gare d’Agha à Alger ont exprimé leur mécontentement face à cette situation qui a causé « des retards et des désagréments considérables aux voyageurs ».
Les conducteurs de train ont mis un terme à cette grève qui aura duré une semaine et causée une forte perturbation du trafic dans la capitale et ses alentours.
Reprise de dialogue entre la direction de la SNTF et le syndicat des conducteurs
La direction des ressources humaines de la société nationale de transport ferroviaire (SNTF), M. Noueddine Dakhli, a indiqué à l’APS que « les contacts ont repris » avec la section syndicale des conducteurs de train d’Alger.
La direction «avait officiellement reçu hier une plateforme de revendications» remise par la section syndicale, a-t-il souligné, précisant que celles-ci portent sur le «non licenciement du conducteur du train qui aurait été à l’origine du grave accident survenu le 22 août 2011 près de la ville de Corso sur la ligne Alger-Constantine». L’accident avait causé la mort d’un travailleurs de SNTF et des blessures diverses à 45 autres personnes ainsi que des dégâts matériels considérables.
Parmi les demandes des cheminots, il y a également «une série de revendications sociales dont l’augmentation de primes, la réduction de la durée de travail et l’amélioration des conditions professionnelles et sécuritaires pour les conducteurs de trains».
La commission d’enquête avait estimé que la responsabilité de l’accident incombait au conducteur qui circulait 103 km/h au lieu de 30 km/h. Or, le représentant syndical a indiqué que l’accident était dû à un problème de signalisation et que le conducteur n’y était pour rien.
Le directeur des ressources humaines à la SNTF a indiqué, de son côté, que des mesures seront prises contre les conducteurs de train grévistes, rappelant que leur mouvement de grève a été jugé « illégal » par la justice.
Le ministre des Transports, M. Amar Tou, avait affirmé dimanche que ses services avaient donné des instructions à la direction de la SNTF en vue de trouver «des solutions consensuelles» avec les conducteurs de trains grévistes, exprimant le souhait «d’aboutir à une solution le plus tôt possible».
Chaoui A