A la veille du Ramadhan, des confiseries toxiques découvertes à l’Est du pays

Redaction

Le marché des produits alimentaires nécessite en Algérie de plus en plus de contrôle notamment durant le mois de Ramadhan où les vendeurs informels fleurissent un peu partout avec une certaine permissivité des autorités locales et des services de sécurité.

Lundi, le ministère du Commerce a annoncé la découverte d’une confiserie hautement toxique. Communément appelé «Halwat Eturk», celle-ci est de fabrication tunisienne. Elle a été identifiée dans les magasins et étals de Souk Ahras, située à l’extrême est à la frontière tunisienne.

Les autorités ont décidé aussitôt de retirer le produit du marché local. Selon les services du ministère du Commerce, la confiserie en question commercialisé sous la marque «Ennaoura» et «El Ghazala» dans des boites respectivement  de 800 et 400 grammes, précise-t-on, est «porteuse d’une bactérie produisant une toxine, la salmonelle,  qui agit notamment sur le système neuro-végétatif et le système lymphoïde de l’intestin».

Sur certains sites Internet spécialisés, dédiés à la médecine, on peut lire que «les personnes infectées par les Salmonella développent de la diarrhée, de la fièvre, et des crampes abdominales dans un délai de 12 à 48 heures après l’infection». «La maladie dure en général de 4 à 7 jours, et la plupart des personnes récupèrent sans traitement», ajoute-t-on. Sauf que dans certains cas, cela peut s’avérer un peu plus grave nécessitant même une hospitalisation.

C’est bien évidemment les personnes âgées, les enfants, les femmes enceintes et les malades chroniques qui sont le plus exposés. A cet effet, le ministère du Commerce indique que, selon l’enquête menée, cette confiserie ne comporte aucune indication sur le producteur. Elle a été introduite clandestinement en Algérie. En tous cas, ce n’est pas la première fois qu’un produit «toxique» est découvert sur le marché national. L’année passée, un quotidien national a publié une liste de produits, fabriqués localement, qui ont été interdits par le ministère du Commerce, mais ils n’ont jamais été retirés des boutiques où ils ont été proposés à la vente le plus normalement possible.