Pour résoudre la lancinante crise du logement, le gouvernement algérien tente le tout pour le tout. Quitte à faire recours à des méthodes inimaginables. La dernière « trouvaille » consiste à faire délivrer les certificats de résidence, exigées par l’ADDL à tous les souscripteurs de ses programmes de logements, par « les commissariats » de police au lieu des communes.
C’est du moins ce qu’a révélé Lyès Benidir, Directeur général de l’AADL, dans une déclaration au quotidien arabophone Echourouk. Cette annonce a de quoi étonner. Le premier responsable de l’AADL a affirmé que les certificats de résidence seront délivrés « par les commissariats de police » et non pas les services d’Etat-civil des communes. Il a expliqué que cette mesure, qui n’est toujours pas confirmée par la DGSN, a été décidée pour éviter les trafics sur ces certificats de résidence, un document indispensable qui influe sur les décisions d’attribution des logements. Mais pour débusquer les faux certificats de résidence, une vérification n’est-elle pas suffisante ? A cette question, ni le responsable de l’AADL ni des responsables de la DGSN n’ont voulu apporter une réponse précise.
Quoiqu’il en soit, le DG de l’AADL confirme, tout de même, que le ministre de l’Habitat, Abdelmadjid Tebboune, lancera prochainement la construction de 280 000 logements Location-vente à partir de Annaba. Un quota de 80000 unités sera lancé aux environs d’Alger (Bouinan et Mhalma). Le reste sera érigé à Annaba et Oran. Lyès Benidir a, par ailleurs, indiqué que les souscripteurs de 2001 et 2002 seront prioritaires dans le futur projet. 35000 d’entre eux sont concernés pour le moment. Ils vont payer les logements aux prix de 2002 et 2002. Quant aux nouveaux souscripteurs, ils devront verser un montant de 40000 DA/m2. Le mode paiement, lui, ne changera pas. Le demandeur paiera 10% au début et terminera le reste sur plusieurs tranches. Les chantiers de construction vont démarrer en avril.
Essaïd Wakli