Il n’y a pas un jour qui passe sans qu’il n’apporte son lot de victimes d’accidents de la route dans notre pays. En dépit de la gravité de ces accidents, de plus en plus nombreux et meurtriers, l’Algérie ne figure pas, toutefois, dans le «top» des classements mondiaux.
Selon le directeur général du Centre national de prévention et de sécurité routière (CNPSR), El-Hachemi Boutalbi, l’Algérie se retrouve à la 98ème place dans le classement mondial des accidents de la circulation routière et la 42ème position au niveau africain. Ce classement concerne 190 pays.
Voulant donner plus de détails, celui-ci, s’exprimant à l’occasion d’un séminaire organisé à ce sujet par la DGSN, a indiqué que les accidents de la route ont fait, durant le premier trimestre de l’année en cours, 918 morts et 11 919 blessés. Même si les chiffres sont assez élevés, El-Hachemi Boutalbi a fait remarquer que ces statistiques sont en baisse par rapport à la même période de l’année passée.
Le nombre d’accidents a baissé de 12%, alors que celui des morts et des blessés est respectivement de 7 et 11%. A cet effet, le directeur de la Communication de la DGSN, le commissaire principal Amar Laroum, a signalé que ce qui a augmenté c’est beaucoup plus le nombre d’accidents causés par les poids lourds. Ce sont les plus meurtriers aussi.
El-Hachemi Boutalbi a déclaré, par ailleurs, que les mesures prises par les autorités et qui seront mises en application prochainement, tels que l’obligation de suivre une formation après l’obtention du permis de conduire pour les conducteurs des poids lourds, ainsi que la mise en place du chronotachygraphe qui enregistre la vitesse de ces véhicules, va surement réduire le nombre de ces accidents.
Elyas Nour