Des images montrant des onces de déchets jonchant les abords de l’Université de Bab Ezzouar (USTHB) circulent sur la toile. Les détritus, les rats et les chiens errants côtoient les milliers d’étudiants qui suivent leurs études supérieures dans cette université réputée.
C’est un ancien étudiant de l’USTHB, ayant terminé son cursus il y a quelques années, qui a tenu à crier au scandale, lui qui est retourné ces derniers jours sur les lieux, en visiteur. Il a pris des photos et vidéos et les a balancé sur Internet. Le gazon situé entre le second bloc des salles de cours et l’amphithéâtre géant est à l’abandon.
Il semble ne pas avoir été tondu depuis des mois. Un espace pourtant très fréquenté par les étudiants en quête d’un moment de détente, qui faisait, rappelle-t-il, la «beauté de cet endroit». La situation au niveau des buvettes est encore plus calamiteuse. Des détritus sont jetés ça et là. Des odeurs nauséabondes se dégagent des lieux. Des chiens errants sont même visibles.
Ils se nourrissent quelques fois de souris et lapins de laboratoires morts. La désorganisation qui frappe l’université est également perceptible au niveau du parking, qui, faut-il le préciser, est très exiguë pour un établissement qui accueille plusieurs milliers d’étudiants sans compter les enseignants et autres employés. On note aucun tracé des places. Les voitures sont stationnées n’importe comment. Ceci pour dire que la «plus grande université d’Algérie», et d’Afrique peut-être, se retrouve aujourd’hui dans une situation honteuse. Un haut lieu de la science qui se dégrade de jour en jour.
Elyas Nour