Algérie : les bureaux de poste nouvelle cible privilégiée des cambrioleurs

Redaction

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L’Algérie est en proie à un phénomène d’insécurité grandissant : le cambriolage de bureaux de poste. Depuis le début de l’année, les braquages à main armée dans ces institutions se multiplient de manière inquiétante.

Cagoulés, armés d’un pistolet automatique et d’un sabre, deux individus ont fait mardi soir une entrée fracassante dans le bureau de Poste de Bordj Badji Mokhtar, à l’extrême-sud du pays. Menaçants, les deux malfaiteurs ont exigé du receveur du bureau de poste qu’il ouvre le coffre fort. Et, sans tarder, les deux cambrioleurs ont pris la fuite, riches d’un butin de 15 millions de dinars. Une enquête a été ouverte par la brigade de gendarmerie, a indiqué, dans un communiqué, le Commandement de la gendarmerie nationale Bordj Badji Mokhtar.

«Il ne se passe pas un jour sans qu’une poste en Kabylie ne soit l’objet d’un vol ou d’effraction, voire de saccage»

Cet incident grave intervient quelques jours après l’arrestation d’une bande de malfaiteurs, qui a subtilisé les fonds publics d’un bureau de Poste situé à Bab El Oued, Alger. L’accusé principal, un ferronnier, avait utilisé le double des clés de la porte de secours, qu’il avait lui-même confectionné, pour s’introduire illégalement dans le bureau de poste au matin du 2 mai et y dérober près de 550 millions de centimes.

A Alger, Oran et M’Sila, sur aucune parcelle du territoire algérien, les bureaux de poste ne semblent suffisamment sécurisés pour se prémunir de la recrudescence des vols à main armée. Mais c’est la région de Kabylie qui est la plus touchée par ce phénomène d’insécurité, indique le quotidien en ligne Le Matin. Là-bas, les gangs de braqueurs se professionnalisent de plus en plus malgré la présence des services de sécurité, précise le quotidien. « Il ne se passe pas un jour sans qu’une poste en Kabylie ne soit l’objet d’un vol ou d’effraction, voire de saccage », rapporte cette source. Le dernier en date : le braquage du bureau de poste de Mizrana dans la nuit du 18 avril. Les bandits sont parvenus à s’emparer du coffre-fort, pourtant très lourd, et à s’enfuir à l’insu des habitations voisines.