« On ne peut plus se taire face à la banalisation des violences faites aux femmes ! On ne peut plus se taire face aux féminicides grandissants dans notre société ! ». C’est avec ces mots que l’association Tharwa n’Fadhma n’Soumer a dénoncé les crimes sexistes qui prennent une ampleur inquiétante dans notre pays.
Dans un communiqué où l’association revient sur « l’effroyable assassinat d’une jeune femme survenu mardi 31 mai 2016, en plein centre de Draria à Alger, dans le matin, par son ex-mari », l’association Tharwa n’Fadhma n’Soumer a lancé un appel à « toutes les forces progressistes soucieuses de faire respecter la justice et les principes d’égalité, proclamés tout au long de notre histoire, à rejoindre sa lutte, à s’élever contre les violences faites aux femmes, en tous genre ». « Les hommes qui abattent leurs femmes ne le font pas du jour au lendemain, sans signe avant-coureur. Ils le font au terme d’un long parcours de formation en machisme, et en sexisme et de haine des femmes justifiée par notre société patriarcale ainsi que par le conservatisme fossoyeur », rappelle encore cette association dans son communiqué qui revient en détail sur le sort tragique de la femme tragiquement assassinée à Draria. « Elle avait 28 ans, elle était mère de deux enfants, son seul crime est d’avoir demander le divorce d’un homme qui pense qu’elle lui appartient, qu’elle ne peut vouloir rompre le contrat de mariage », raconte la même source. « Comme une grande majorité des femmes algérienne, ce matin-là ; la victime se rendait à son lieu de travail, mais ce matin-là, son ex mari l’assassin qui l’attendait, s’acharne sur elle à coup de couteau, c’est sa femme, il a le droit et de vie et de mort sur elle », déplore enfin le collectif Tharwa n’Fadhma n’Soumer.