Bienvenue à la mosquée gay-friendly !

Redaction

Un Franco-Algérien dédie une mosquée aux homosexuels. Marketing ou militantisme ? Existe-t-il des synagogues pour cruciverbistes ou des chapelles pour véliplanchistes? Le marketing a imposé sa stratégie de segmentation aux zones de chalandise et son corollaire communautariste à la sphère politico-sociale. Jusqu’à l’oxymore…

Et voici une chaîne de télé météo exclusivement dédiée aux phobiques de la foudre. Et voilà la cigarette électronique pour fumeur qui ne veut pas fumer tout en fumant. Et voilà un détaillant prétendument low cost, dont le ciblage inavoué conduit à ce qu’on le surnomme «Tout Africain transite ici»…

Sous couvert de «culture» au sens large, la segmentation n’ignore pas les critères de pratique religieuse.

En 2010, l’ouverture, dans la ville de Roubaix (nord de la France), d’un fast-food halal avait suscité des menaces d’excommunication commerciale. Pourtant, un an après le couac de Quick, l’enseigne Family Food Burger ouvrait, toujours à Roubaix, une «usine à cholestérol» 100% halal sur 975 mètres carrés de superficie.

Sur Internet, on divise les populations hétérogènes de prospects pour mieux en rapprocher les «unités» homogènes. A condition, parfois, qu’ils soient de sexes opposés. Le site de rencontre InchAllah.com promet des flirts «dans le respect et le sérieux qu’impose notre belle religion».
Pour une mosquée «inclusive»

Si les convictions religieuses peuvent être distillées dans la segmentation marketing, pourquoi la segmentation, en retour, ne ferait-elle pas son entrée dans les lieux de culte?

Le 30 novembre 2012 avait lieu, dans le Val-de-marne, dans la banlieue est de Paris, la première prière musulmane ouverte aux homosexuels et aux transidentitaires…

Damien Glez

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