En dépit de toutes les réalisations accomplies par l’Etat, la crise du logement martyrise les Algériens. Le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, Abdelmadjid Tebboune, reconnait publiquement que notre pays souffrira encore longtemps d’un déficit criant en la matière.
D’après les chiffres communiqués, ce lundi matin, par le ministre lors de son passage sur les ondes de la chaîne III, le bilan dressé à travers 1541 communes du pays avait fait ressortir que 1,6 million d’Algériens sont demandeurs de logements. Parmi eux, souligne-t-il, « certains vivent depuis près de 40 années dans des bidonvilles ». Pourtant, en 1999, indique-il, le déficit de logement dans le pays s’établissait à plus de trois millions d’unités, ajoutant qu’il est passé à 700.000, en 2014, «pour s’établir finalement à 350.000 aujourd’hui».
Cela signifie en clair que l’Algérie manquera toujours de 350 mille logements. Ce dernier chiffre restera tel quel «pendant des années», compte tenu de l’évolution démographique et de nouvelles unions matrimoniales, explique M. Tebboune, qui avoue ne pas disposer d’une solution pour loger les sans-logements alors que depuis le début des années 2000, l’Algérie a construit 2,3 millions de logements. Pour ce faire, l’Algérie était dans l’obligation de recourir aux promoteurs étrangers car sa capacité de construction étaient de 80.000 unités par an seulement, déplore enfin Abdelmadjid Tebboune.