Le physicien algérien Madjid Boutemeur a raté de peu le prix Nobel de physique. La prestigieuse distinction a été donnée à trois britanniques, annonce mardi matin la Fondation Nobel dans un communiqué. David Thouless, Duncan Haldane et Michael Kosterlitz, qui travaillent aux Etats-Unis, pour leurs recherches sur les mystères de la matière. « Leurs découvertes ont permis des avancées dans la compréhension théorique des mystères de la matière et créé de nouvelles perspectives pour le développement de matériaux innovants », a écrit la Fondation Nobel.
« Les lauréats de cette année ont ouvert la voie à un monde inconnu où la matière peut passer par des états étranges. Ils ont employé des méthodes mathématiques avancées pour étudier des phases ou états inhabituels de la matière, tels que les superconducteurs, les superfluides et ou les films magnétiques fins », a indiqué le jury dans une déclaration publique.
L’Algérien Madjid Boutemeur était pressenti pour le Nobel de physique de cette année. Actuellement professeur à Grenoble, en France, Madjid Boutemeur a entamé son cursus en Algérie. Spécialiste des particules, il travaille au sein de l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN) et est d’ores et déjà reconnu de ses paires.
Après des études à l’université de Tizi-Ouzou, il obtient une bourse à l’université de Grenoble, en France. « Mon excellent parcours universitaire à Grenoble m’a permis d’obtenir une thèse de collaboration avec le CERN. Avec cette thèse, j’ai été candidat au prix Nobel en 1987 et j’ai failli l’avoir. J’ai soutenu ensuite une autre thèse à l’université de Yale aux USA où j’ai établi le record du monde de la polarisation des spins dans les très basses températures », a-t-il confié récemment dans un entretien publié par site Le Matin.dz.
Essaïd Wakli