Et si Dieu était mort depuis longtemps en Afrique ?

Redaction

Alors que le pape Benoît XVI vient d’annoncer sa démission, en Afrique et dans les diasporas africaines, athéistes, agnostiques, sceptiques ou même simples «curieux» remettent en question la parole divine.

Faut-il croire les récits qui, depuis les premiers missionnaires blancs jusqu’au pape Benoît XVI, nous présentent l’Afrique comme un puits de spiritualité intarissable? Le continent est-il un réservoir de fidèles, le poumon de l’Eglise, une terre incorrigiblement religieuse…?

Ils sont de différentes cultures et nationalités, vivent en Afrique ou font partie de la diaspora. Ils ont fait des études poussées, se sont souvent intéressés à la cause des femmes, des homosexuels, des minorités religieuses dans leur pays.

Issus de familles croyantes —musulmanes, chrétiennes ou animistes— ils se sont détournés de l’invisible. Eux, ce sont ces hommes et ces femmes qui ne croient pas en Dieu ou doutent de son existence. De plus en plus nombreux, ils prouvent que, non, les Africains ne sont pas tous religieux.

Certains ont été déçus. Ce n’est pas qu’ils ne croient plus, mais ils rejettent en bloc les religions.

L’écrivain béninois Marcus Boni Teiga est de ceux-là. Il a été chrétien, animiste, musulman et même secrétaire général adjoint de la Communauté nationale du culte vaudou et des religions traditionnelles du Bénin (CNCVB). Il est entré dans tous les costumes à sa taille :

«Je ne dirais pas que je ne crois pas en Dieu, puisque que je ne sais pas qui a créé l’univers et tout ce qui y vit. Mais je peux dire plutôt que je ne crois pas aux dogmes des religions. Là-dessus, je suis sans équivoque.»

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Lou Garçon