Grève à Algérie Poste : Mais où est le service minimum ?

Redaction

Au neuvième jour de la grève des travailleurs d’Algérie Poste, les bureaux de postes demeurent fermés. Alors que le ministre de la Poste, Moussa Benhamadi, a assuré lundi qu’il suivra lui-même la question, les travailleurs grévistes maintiennent leur mobilisation. Ils refusent d’intégrer leurs postes de travail, pénalisant ainsi des milliers d’usagers des services de cette entreprise publique.

Pourtant, tout indiquait que le travail allait reprendre en ce mardi matin. Il n’en fut rien. Les accords approuvés hier par le Conseil d’administration de l’Entreprise, et portant notamment sur l’application de la nomenclature des postes de travail dans Algérie Poste, ne satisfait apparemment pas les salariés qui ne veulent rien entendre. Certains d’entre eux ne veulent désormais que le départ du Président-directeur général de l’entreprise.

Cette grève, observée uniquement dans certaines régions du pays, notamment Alger, pose le vrai problème du service minimum. Car, au-delà des revendications des salariés d’Algérie Poste, des citoyens, notamment ceux qui dépendent totalement des salaires versés sur les comptes CCP ou des pensions de retraite, se trouvent ainsi pénalisés. Ils n’ont aucun autre choix pour retirer leur argent. « (…) certaines agences ont carrément fermé, rideaux baisses et grilles closes. Toutefois, des agents assurent le service à temps plein pour leurs amis et les amis de leurs amis (…) », s’insurgent des citoyens. Le problème reste donc posé, surtout pour les magistrats qui n’hésitent, pourtant, pas à décréter d’autres grèves d’illégales. Jusqu’à quand ?

E. W.