Kabylie : quand un village se révolte contre un imam

Redaction

Apparemment, les problèmes entre citoyens de certaines localités de kabylie et quelques imams se font de plus en plus nombreux. De nouveau, un imam suscite le désarroi des habitants. 

Après l’affaire du village de Tifilkout où les habitants ont demandé le départ de l’imam de la mosquée, qu’ils jugeait extrémiste, voilà que des villageois de la localité Taddarth-Oufella, dans la commune d’Aït Oumalou, à une trentaine de kilomètres à l’est de Tizi Ouzou, réclament la même chose.

Dans un article publié aujourd’hui sur les colonnes du quotidien francophone «Liberté», on apprend que les habitants de ce lieu estiment que leur imam est incompatible avec leurs us et coutumes. En effet, dans une lettre qu’ils ont adressé au directeur wilayal des affaires religieuses, ceux là ont indiqué que l’imam du village, nommé par la direction mentionnée, «s’adonne à des pratiques de magie et de sorcellerie, alors qu’il boycotte les mariages et décès des villageois».

«Le comportement de cet imam, tel que rapporté devant l’assemblée du village par les citoyens, ainsi que par la plupart des fidèles, est en contradiction avec la mission noble de tout homme de foi et avec les traditions et mœurs de notre village», indiquent les villageois dans un courrier adressé au directeur des affaires religieuses au mois d’août dernier.

Ils vont encore plus loin en évoquent l’incivisme du concerné, qui par son comportement (il est mentionné le fait qu’il reçoit deux fois par semaines des amis à lui qui, en stationnant leurs véhicules devant son domicile d’une manière anarchique, bloque la ruelle) gène les citoyens. En tous cas, le Ministère des affaires religieuses est responsable de ces nombreux conflits étant donné qu’il envoit exercer sur place des personnes qui rejettent les traditions et coutumes locales en tentant d’imposer à la population des mœurs qui leur sont étrangères.

 Elyas Nour