Le jeune poignardé par un partisan de Bouteflika enterré hier

Redaction

Le jeune Akram Hadouche, a été enterré, hier, au cimetière Sidi Lahbib, de Zeralda. Celui-ci avait été poignardé, la veille, dans son quartier par un des participants au meeting de Abdelmalek Sellal, le directeur de campagne de Bouteflika qui s’est tenu à la Coupole. Il avait 23 ans.

L’auteur de cet acte est originaire de Sidi Bel Abbes. Il était à bord d’un bus transportant des «supporters» de Bouteflika. Dans des propos rapportés par le quotidien arabophone «El Khabar», le père de la victime a tenu à préciser que son fils «n’a rien à voir avec la politique» et qu’il «n’était aucunement un partisan du candidat Ali Benflis», comme ont tenté, selon lui, de l’affirmer certaines sources.

Accablé par cette perte, celui-ci a déclaré que le responsable de cet abominable assassinat, en plus de l’auteur direct, est le chauffeur du bus qui, indique-t-il, «s’est arrêté dans le quartier ce qui a permis à l’assassin de descendre du bus». Pour lui, le plus grave encore est le fait que ce chauffeur «au lieu de s’arrêter devant un commissariat pour déclarer ce qui venait de se passer, a tenté de fuir». Il est à signaler que c’est des éléments de la gendarmerie nationale qui ont arrêtés les deux bus transportant ces partisans de Bouteflika.

Même son de cloche du côté des amis de la victime qui ont tous affirmé que Akram n’avait rien à voir avec la politique lui qui «n’avait même pas de carte d’électeur». Pour revenir aux circonstances de ce dramatique événement, ce jeune était intervenu auprès des occupants de ces deux bus pour leur demander d’arrêter de proférer des grossièretés au moment de leur passage dans son quartier. L’un des bus s’est arrêté. Les choses se sont vite envenimées et l’un des occupants du bus a poignardé Akram. Les habitants de ce quartier sont étonnés du fait qu’après les fouilles, il s’est avéré que plusieurs occupants détenaient des armes blanches. «Pourquoi les gens se déplacent dans des meetings munis de couteaux ?», se sont-ils exclamés.

 Elyas Nour