Les violences inter-communautaires, entre des jeunes de l’une de deux communautés, mozabites ou chaambis, et les services de sécurité, n’en finissent pas à Ghardaia. Souvent, il suffit d’un simple «différent» entre deux jeunes garçons pour que les choses dégénèrent.
C’est le cas ce week-end au niveau des quartiers de Souk Lahtab et Bab El Haddad, sur les hauteurs de la ville, nous indiquent plusieurs sources locales. Deuxième jours d’affrontements qui se poursuivent toujours. A l’origine de ces mouvements, l’agression d’une jeune fille dans un lycée. Une bagarre a éclatée par la suite entre des lycéens des deux communautés. Mercredi dernier, les services de sécurité en ont arrêté six d’entre eux. C’est le point de départ des affrontements qui opposent des jeunes et aux éléments services de sécurité. Selon nos informations, un gendarme aurait été blessé hier. Aujourd’hui, ce sont deux policiers qui ont été gravement blessés. Des jeunes manifestent toujours pour réclamer la libération des leurs. Il faut rappeler que les récents événements qu’a connu Ghardaia ont duré presque deux ans. Il aura fallu l’intervention des plus hautes autorités du pays pour que les choses se calment. Mais la situation reste très tendue. Au moindre incident entre membres des deux communautés et les choses dégénèrent. Plusieurs décès ont eu lieu ces trois dernières années. Ghardaia est plus que jamais une poudrière où la moindre étincelles embrase tout.
Elyas Nour