Oran : un lycéen retrouvé égorgé dans son établissement

Redaction

Encore un drame. Un jeune lycéen a été tué, par une arme blanche, à Oran, prolongeant ainsi la liste des victimes de la bêtise humaine et de l’insécurité dans les établissements scolaires. 

Selon le journal l’Expression qui a donné l’information, la victime qui étudie au lycée Houari-Souayah du quartier Haï El Badr ex-Cité Petit, a été égorgée à l’aide d’un objet contondant, a été découverte par ses camarades baignant, dans son sang. Horrible. «Ce lycée a, à plusieurs reprises, été le théâtre de plusieurs actes exécutés par, aussi bien, des élèves scolarisés, que par des voyous et autres énergumènes de tous bords», ont déploré plusieurs lycéens cités par la même source.

Ce n’est pas la première fois, en effet, que ce lycée connaît un drame. L’an dernier, lycéen recalé et exclu après son échec à l’examen du baccalauréat a tenté de mettre fin à sa vie en s’immolant par le feu. Une enquête d’ordre sécuritaire et social, à ouvrir sur tous les fronts s’impose, afin d’élucider le fait que le lycée Souayah soit fréquemment ciblé par des actes dépassant tous les seuils du raisonnement, ajoute la même source.

Ce lycée de la ville d’Oran n’est malheureusement pas le seul à subir le diktat des voyous. En octobre dernier, un établissement scolaire de la région de Boufarik, dans la wilaya de Blida, avait connu un assaut similaire de la part de bandes de voyous. L’intervention des policiers qui n’étaient pas loin avait permis d’éviter le pire. Les cours n’avaient été repris que quelques jours plus tard. A Mouzaïa, dans la wilaya de Blida, un autre lycée avait subi le même sort. Les lycéens avaient été importunés par des bandes de voyous. Malheureusement l’intervention des autorités avait été tardive.

Le même scénario est observé à Alger, Annaba et ailleurs, poussant les parents d’élèves à réagir. Les autorités, notamment par le biais du ministre de l’Education, avaient promis de renforcer la sécurité autour des établissements scolaires à travers le pays. Malgré cela, la situation reste en l’état. Jusqu’à quand ? 

Essaïd Wakli