La ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Mounia Meslem, a indiqué, aujourd’hui, que si le « couffin de Ramadhan » est maintenu dans sa forme actuelle, c’est-à-dire, un colis comportant des dons alimentaires, et non une somme d’argent, c’est parce que le recours aux chèques postaux est «inadapté».
«La majorité de cette frange de nécessiteux ne disposent pas des moyens leur permettant de toucher cette aide par le biais de chèque postal», a-t-elle déclaré. La première responsable du secteur de la solidarité n’a pas donné plus d’explications. Pourtant, n’importe quel citoyen peut ouvrir un compte CCP et les postes sont présentes à travers tout le territoire national. Ça aurait été plus simple d’offrir aux nécessiteux des chèques postaux au lieu de passer par l’achat des produits alimentaires, et leur distribution par la suite.
800 milliards de centimes DA
Il faut rappeler qu’un budget de 800 milliards de centimes a été alloué à cette opération cette année. «L’évaluation prévisionnelle de l’enveloppe financière dédiée au financement de l’opération de solidarité pendant le mois du Ramadhan de cette année est estimée à plus de 8 milliards de DA qui seront distribués comme aide à 1,7 million de personnes nécessiteuses», a déclaré la Ministre. Chaque année, des scandales, au niveau de plusieurs communes, éclatent au sujet de la gestion du «couffin de Ramadhan». D’où la nécessité de revoir le mode de distribution de cette aide.
Elyas Nour