La journée mondiale de lutte contre le sida a donné l’occasion à l’Algérie de faire un bilan sur son combat contre la maladie. Les Algériens sont également touchés par ce terrible virus, à cause, notamment d’un manque d’informations. Il apparaîtrait même que des milliers de séropositifs ne suivraient pas de traitement médical.
Sur les 6000 cas de séropositifs déclarés par l’institut Pasteur, depuis l’apparition du virus en Algérie en 1985, 2680 personnes, soit moins de la moitié de ces cas, sont suivies par un médecin, d’après le président de la commission nationale de lutte contre le Sida, le Pr. Abdelouahab Dif. Un bilan inquiétant pour l’Algérie alors que des traitements et des suivis existent pour les personnes séropositives.
Les séropositifs dont les symptômes commencent à apparaître après une dizaine d’années peuvent mener une vie normale toutefois, ces personnes constituent un autre facteur de contamination, il est donc indispensable qu’ils soient suivis médicalement.
Il reste en tout cas impératif de sensibiliser les Algériens, pour qu’ils soient conscient des risques de transmission du virus. Le Pr Dif préconise pour les couples mariés de rester fidèles et de n’avoir qu’un seul partenaire, outre l’utilisation des préservatifs par les professionnels du sexe et les toxicomanes, car 90% des cas de sida recensés, le virus s’est transmis par le sexe. Il appelle également à faire des campagnes de prévention tout au long de l’année.
Il ne faut pas oublier que le dépistage est gratuit et anonyme en Algérie. Il existe cinq centres de référence de dépistage à Alger, Oran, Constantine, Ouargla et Bechar.
AB /APS