Université de Bouzaréah : Théâtre d’un autre drame

Redaction

Un agent de sécurité retrouvé mort hier, et de nombreuses agressions… Mais que se passe t-il à l’université de Bouzaréah ?
 
Il s’appelait Samir Mahmoudi et était âgé de 37 ans. Il a été retrouvé mort, hier matin par une femme de ménage. Ce meurtre se rajoute aux nombreux délits et agressions qu’a subi cette année l’université de Bouzaréah. Personne ne connait véritablement les circonstances de sa mort, ce que l’on sait c’est qu’il était seul cette nuit là pour assurer, comme tous les soirs, sa permanence. L’enquête ne nous dit rien pour le moment et l’affaire suit son cours, en attendant les résultats, l’hypothése d’un meurtre reste la plus probable.
 
Plus surprenant encore, l’indifférence des hautes autorités gouvernementales et de l’administration universitaire. Ni le directeur, ni le recteur, ne se sont encore manifestés. Pas un mot d’excuse ou de soutien pour les étudiants et enseignants qui viennent chaque jour étudier dans la peur et l’angoisse d’étre agressés.
 
Un jeune étudiant rapporte selon Le Courrier d’Algérie, «Ce campus est devenu le lieu préféré des délinquants et des dealers. Pis encore, nous sommes obligés de quitter les lieux avant même 17h et ce, par crainte d’être agressés par les voyous qui imposent leur diktat dans certains départements, à partir d’une certaine heure, il y a même des enseignants qui refusent d’officier jusqu’à 17h. »
 
Dès lors, on serait en droit de se demander. Que fait le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Rachid Harraoubia pour intervenir et assurer la sécurité au sein du campus ?
 
N.M