Depuis les premières heures de la matinée de ce premier jour de l’Aïd al-Adha, des milliers de moutons ont été sacrifiés à travers toute l’Algérie. Malheureusement, dans plusieurs cités populaires qui regroupent des milliers de familles, ces sacrifices se transforment en « massacres de masse » et « bains de sang ».
Des moutons égorgés en masse sans respecter la moindre règle d’hygiène. Pourtant, dans le rite musulman, le sacrifice obéit à une prescription très précise qui prend en compte de nombreuses considérations sanitaires. Mais force est de constater qu’une grande partie des Algériens ne respectent pas ces prescriptions et recourent à un abattage très anarchique.
http://www.youtube.com/watch?v=w9ZeLizBUbs
C’est le constat que dresse cette vidéo diffusée samedi matin par un internaute algérien. Dans cette vidéo mise en ligne sur YouTube, on aperçoit les habitants d’une cité populaire qui égorgent en masse des moutons. Des rues avec des ruisseaux de sang et des immondices, des tripes rejetées dans la nature, ce panorama lugubre ne s’accorde nullement à ce jour de fête. Un spectacle répugnant qui ne correspond nullement aux préceptes de l’Islam. Selon la réglementation en vigueur, les citoyens qui résident dans des bâtiments doivent se rendre obligatoirement aux abattoirs pour effectuer l’abattage. Malheureusement, très peu de personnes respectent ces recommandations et préfèrent, ainsi, transformer leurs cités et quartiers en abattoirs à ciel ouvert !
Il est à souligner enfin que ces « égorgements » de masse favorisent le développement des maladies parasitaires contagieuses. À la veille de l’Aïd, le ministère de la Santé avait pourtant appelé à la vigilance en demandant aux Algériens de prendre leurs précautions en n’abandonnant jamais « dans la nature les abats et viscères ». Malheureusement, dans de nombreuses cités, lotissements et agglomérations, ces consignes ont été complètement ignorées.