Certains artistes ont refusé de participer au clip « Notre serment pour l’Algérie », mécontents d’être payés moins bien que d’autres interprètes, ayant prêté leur voix à cette chanson à la gloire du Président Bouteflika.
Un peu plus de deux semaines après sa diffusion sur Youtube, le clip « Notre serment pour l’Algérie » de soutien au chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika, n’arrête pas de provoquer des remous. Nouvel épisode ce dimanche, suite à l’annonce des résultats de l’élection présidentielle du 17 avril denier, qui ont conduit à la reconduction de Bouteflika pour un 4è mandat. Selon le quotidien arabophone «Echourouk», certains artistes ayant pris part à ce clip ont réclamé une rallonge financière de 30 millions de centimes. Ces artistes ont le sentiment d’avoir été lésés par les producteurs de cette chanson, qui ont offert à d’autres interprètes de cet hymne un cachet faramineux.
Ainsi, le journal cite une chanteuse qui se lamente de n’avoir touché que 20 millions de centimes. Une somme « insultantes », se désole-t-elle. Cette dernière dit ne pas comprendre comment Cheb Khaled, qui figure également dans ce clip, a reçu « un demi milliard de centime alors qu’il ne s’est jamais déplacé en Algérie ». En effet, la star du rai, ainsi que Hocine Lasnami, Cheb Tarik et Mohamed Lamine ont tourné le clip « Notre serment pour l’Algérie » à Paris, en France.
Le Ministère de la Culture paye
Les autres célébrités ont dû se rendre en Algérie. Un déplacement pris entièrement en charge par le Ministère de la Culture, avance Echourouk. Selon ce journal, des fonds publics ont donc servi à produire ce clip vidéo à la gloire du Président-candidat, ce qui, d’après le code électoral algérien, est formellement interdit.
Approchés par la direction de campagne d’Abdelaziz Bouteflika, certains artistes ont refusé de prêter leur voix, estimant que le cachet proposé était insuffisant. Echourouk évoque ainsi le cas de Linda Blues, qui s’est retirée du projet après su que les autres participants allaient être mieux rémunérés.
Elyas Nour