Un internaute à propos du baiser de Diego Maradona : « Ils l’ont invité, il les a ridiculisés ».
C’est un geste d’amour, plutôt banal, que les internautes algériens ont abondamment commenté ce mardi. Le geste en question ? Le baiser de Diego Maradona donné à sa petite amie. Tous deux ont été les invités d’honneur du dîner de gala, organisé par l’opérateur téléphonique Mobilis, lundi soir, à l’occasion du lancement de la 3G en Algérie.
Vous avez été un certain nombre à critiquer l’attitude de l’ancienne star du football, en qualifiant son baiser de « geste déplacé », voire même d’un « acte irrespectueux » pour l’hôte algérien. A l’instar de celle qui se fait appeler Doria Amk sur le web et qui a fait part, sur la page Facebook des Envoyés Spéciaux Algériens (ESA), de son indignation :
« C’est pas pour défendre tous les ministres présents , loin de là ! Mais je trouve que personne ne s’attaque à Maradona ! Or c’est lui qui a été irrespectueux, sachant qu’il est dans un pays musulman, il devrait être au courant que ce n’est pas faisable ! Parce que les personnes présentes , je ne vois pas comment elles auraient pu l’en empêcher ! On ne prévoit pas un baiser! Ça vient comme ça ! Je ne vois pas qu’est ce qu’ils auraient pu faire à ce moment là franchement ! »
Une indignation que partage l’internaute connu sous le nom de Samy Respect, qui, lui aussi, s’en prend à l’ancienne icône du ballon rond sur ESA :
« Ceux qui banalise ce geste obscène vous reflétez bien l’éducation que vous on inculquer vos parents et on comprend tout de suite dans quel environnement vous évoluez bande de pervers sans aucune pudeur. Et Maradona ce drogue toxicomane est loin d’être un exemple ni une référence niveau pudeur et honnêteté ».
Si certains attaquent, depuis ce matin, Maradona pour ce bisou sur les lèvres de son amoureuse, d’autres préfèrent s’amuser de la réaction des ministres algériens, assis à la même table que le couple. Vous avez été nombreux sur les réseaux sociaux à rire, sans concession, du regard médusé de la ministre de la communication, Zohra Derdouri (de dos sur la photo ci-dessus), et du regard fuyant du ministre de la Jeunesse et des Sports, Mohamed Tahmi. Comme l’internaute « Amine Boumahdi », qui écrit sur la page ESA :
« Ce qui me fait rire c’est l’air évasif des responsables autour »
Ou encore, celui connu sous le pseudo Ali Saidani, qui ironise sur cette même page Facebook « des têtes officielles …débilisées par la spontanéité….chah …vous ne faites pas partie de cette planète…ils sont à côté de la plaque avec leurs costards à deux sous ». Même humour sur Twitter, où les internautes algériens se délectent de la mine déconfite des ministres, assis aux côtés du sulfureux Argentin :
#Algerie #Maradona #Mobilis Le baiser….la tête des ministres! Lol lol lol:-) pic.twitter.com/J92bZqcQlC
— sofia ben (@sofiaben1973) 17 Décembre 2013
C’est encore « Cool », sur la page de ESA, qui résume le mieux la péripétie de la cérémonie de lancement de la 3G par Mobilis, en parlant de Maradona et des ministres algériens :
« Ils l’ont invité, il les a ridiculisés »
Si les internautes questionnent le geste de Maradona et débattent du manque de respect de l’ex-sélectionneur de l’équipe nationale argentine, une partie d’entre eux tentent de calmer les esprits. Sur la page des Envoyés Spéciaux Algériens, Nazim Yns ne comprend pas la polémique :
Le baiser est un moyen simple et agréable de se relaxer pourquoi en faire une polémique , c’est beau de voir des gens qui font l’amour en Algérie et non pas la guerre . un peu de tendresse ya rabkoum , ne soyez pas hypocrites !
ce n’était qu’un baiser hein. #Maradona -_-
— Nina Sellés (@NinaKoriz) 17 Décembre 2013
Sauf qu’en Algérie, embrasser sa dulcinée, sur la place publique, n’est pas un geste anodin. Cet acte d’amour reste un tabou coriace dans la société algérienne. D’ailleurs, tous les témoignages d’amour sur la place publique sont difficilement acceptés. Souvenez-vous, cet été, de l’épisode des « cadenas de l’amour », accrochés sur le pont de Télemly à Alger, par plusieurs couples, et aussitôt retirés par des groupes de conservateurs outragés.