1er novembre : Hommage appuyé aux martyrs sur les réseaux sociaux

Redaction

En ce vendredi 1er novembre, 59 ans jour pour jour après le soulèvement du peuple algérien contre la colonisation française, les réseaux sociaux sont inondés de message à la mémoire et à la gloire des martyrs algériens, tombés pour la libération.

Les réseaux sociaux ne sont pas en reste. Sur le net aussi, les Algériens célèbrent le 1er novembre 1954, créant à cette occasion un hashtag (mot clef) #1ernovembre. Sur Facebook ou en 140 caractères sur Twitter, ils racontent comment ils vivent cette journée spéciale dans l’histoire du pays. A l’instar de @OuissamSp1 qui s’adonne à une petite confidence matinale sur Twitter :

 

Une musique révolutionnaire qui s’entend jusque dans la toile. A coup de partage de vidéo et d’extraits audio, les internautes algériens colorent le net d’un patriotisme vert, blanc, rouge. Celle qui se fait appeler Najwa Zen sur Twitter ne manque pas de citer une partie du refrain du célèbre d’unchant patriotique :

En ce jour de célébration nationale, les Algériens ont une pensée pour les membres courageux de leur famille qui se sont insurgés 59 ans plus tôt pour leur offrir la liberté dont ils jouissent aujourd’hui. C’est ainsi que sur Twitter on peut libre nombre de messages personnels, saluant la mémoire d’un grand-père, mort en martyr.

En plus des dédicaces personnelles, les internautes algériens rendent d’une seule voix hommage à tous les héros nationaux qui ont parfois payé de leur vie le prix de la liberté et de l’indépendance. Ainsi, sous le pseudonyme Hanintino, un utilisateur de Twitter adresse une pensée aux figures nationales qui ont marqué le chemin de l’Algérie vers l’indépendance :

L’action de Fatma N’Soumer, Le sourire de L’Arbi Ben Mhidi, Les larmes aux yeux d’Ali La Pointe, Le Regard de Hassiba BenBouli #1erNovembre

 Les femmes ne sont pas oubliées en ce 1er novembre. Soumiia Daddou, comme elle se nomme sur Twitter, rend hommage au rôle joué par les martyres que l’histoire a tendance à effacer parfois :

Mais en ce 1er novembre, le regard des internautes algériens ne se porte pas que sur le passé. Certains préfèrent regarder le présent. Philosophe, celui qui se fait appeler Diogène interroge l’héritage du 1er novembre 1954. Que reste-t-il de cet idéal révolutionnaire ? Quel bilan tiré de ces 59 ans années écoulées depuis le soulèvement du peuple algérien ?