Pour éviter la pression sur les universités, le ministère de l’Enseignement supérieur a annoncé une possible hausse dans les moyennes requises pour accéder à certaines spécialités très convoitées. Parmi les filières concernées se trouvent la médecine, le commerce, l’informatique, les hydrocarbures et l’aviation.
De nombreux nouveaux bacheliers rêvent de devenir médecin, pilote ou faire des études en commerce et en hydrocarbures. Les universités les plus convoitées cette année sont incontestablement les écoles de commerce qui détrônent les instituts de langues étrangères pour la troisième année consécutive, les facultés de médecins, les écoles d’aviation, d’hydrocarbures et de chimie. Pour éviter la pression sur ces spécialités, le ministère de l’Enseignement Supérieur explore la possibilité de revoir à la hausse les moyennes requises pour choisir telle ou telle filière. À ce propos, le directeur des réseaux et des systèmes informatiques auprès du ministère de l’Enseignement Supérieur, Mohamed Mosteghanemi a affirmé, dans une déclaration au quotidien arabophone El Bilad qu’en raison du nombre important de bacheliers ayant obtenu les moyennes d’entrée dans certaines filières, ces moyennes seraient revues.
L’intervenant cite l’exemple des bacheliers ayant obtenu une moyenne équivalant à 14 et qui leur permet de suivre des études en médecine, en pharmacie ou en chirurgie dentaire. «Plusieurs candidats ont décroché 14 de moyenne et rêvent de devenir médecins, mais les universités ne peuvent pas supporter autant de pression, c’est pour cette raison que les moyennes peuvent augmenter », a-t-il précisé. Concernant les filières plus choisies cette année, M. Mosteghanemi cite la médecine, l’informatique, les hydrocarbures, la chimie et l’aviation. Se voulant rassurant, le directeur des réseaux et des systèmes informatiques auprès du ministère de l’Enseignement Supérieur a affirmé que le système des inscriptions universitaires via Internet est parfaitement fiable et sécurisé.
S’exprimant à propos de l’orientation sur la base de concours, proposée par le ministère de l’enseignement supérieur, il a assuré que la moyenne au Baccalauréat demeure le critère principal, mais que ces concours seront la meilleure alternative pour mieux orienter les bacheliers en fonction de leurs désirs et de leurs compétences.
Nourhane S.