45 morts après un puissant séisme en Iran

Redaction

Un tremblement de terre a secoué l’Iran et le Pakistan mardi 16 avril, entraînant la mort de près de quarante-cinq personnes. Mais le bilan humain pourrait encore s’alourdir.

La terre a violemment tremblé ce mardi vers midi dans le sud-est de l’Iran. Des secousses ont été ressenties jusqu’à Islamabad au Pakistan, où les bâtiments ont vacillé. A Dubaï, les hauts buildings du centre financier ont même été évacués.

Du jamais vu depuis 1957

Un temps estimé à 7,5, le séisme a finalement été évalué à une magnitude de 7,7 par le centre iranien de sismologie. Le centre américain de géophysique a, quant à lui, indiqué qu’il était en réalité d’une magnitude de 7,8. « C’est la plus forte secousse dans le pays depuis 1957 », a affirmé Mehdi Zareh, un responsable du centre iranien de sismologie, cité par l’agence Isna.

Le bilan humain est à cette heure-ci encore incertain. Selon les médias iraniens, le séisme a causé la mort d’au moins quarante personnes dans cette région reculée. « Il n’y a pas de confirmation officielle mais les informations en provenance de la région font état de 40 tués », a ainsi rapporté la télévision iranienne. De l’autre côté de la frontière, cinq Pakistanais au moins ont péri. « Nous avons reçu cinq morts. La plupart des décès sont dus à l’effondrement de leurs maisons », a précisé Ashraf Baloch, responsable de l’hôpital local de Mashkail, petite ville frontalière de l’Iran dans la province pakistanaise du Baloutchistan. Cinq équipes sont arrivées dans les villes de Saravan et Khash pour évaluer les dégâts, selon le chef du Croissant-rouge iranien Mahmoud Mozafar, cité par l’agence Isna.

C’est le deuxième séisme en l’espace d’une semaine qui touche l’Iran, situé sur plusieurs failles sismiques importantes. Le 9 avril, un tremblement de terre d’une magnitude de 6,1 avait effectivement causé le décès de 37 personnes et blessé 850 autres dans le sud du pays, non loin de la centrale nucléaire de Bouchehr.