L’Iran est sur le point d’acquérir l’arme nucléaire, le premier ministre israélien ne cesse de le marteler, depuis plusieurs semaines. Estimant que ce message simple qu’il avait voulu faire passer à ses alliés américains n’était vraisemblablement pas passé, il tente une autre méthode.

Nétanyahou décide alors de faire une démonstration plus simple et plus direct, digne d’un dessin animé comique tout droit sorti de Walt Disney pour faire entendre son opinion (celle d’Israël) : « fixer des lignes rouges » au développement du programme nucléaire en Iran. Lors d’une intervention aux Nations Unies à New York, jeudi dernier, Nétanyahou a sorti son fameux schéma de « la bombe nucléaire iranienne pour les nuls » afin d’expliquer l’état d’avancement « supposé » du nucléaire iranien.
L’enrichissement du nucléaire iranien
Mais si les risques d’une conflagration majeure au Moyen-Orient se sont momentanément éloignés, les clarifications de Nétanyahou n’ont rien résolu, et la nouvelle échéance qu’il a fixée n’est pas si éloignée. Selon Nétanyahou, le seuil critique sera atteint lorsque l’Iran aura réussi à produire les 260 kg d’uranium enrichi à 20 %. La seconde phase serait celle de l’enrichissement à 70 %. À partir de là, quelques mois pourraient être suffisants pour transformer cette matière fissile en 30 kg d’uranium enrichi à 93 %, nécessaires à la construction d’une bombe atomique.
Mais l’Iran ne laisse rien apparaître sur l’état d’avancement réel de son programme nucléaire même si l’on sait que les services du « Mossad » doivent être bien informer de la situation actuel. Ce risque d’embrasement général dans la région est bien sûr lié au fait que l’Iran, la plus grande puissance musulmane de la région et de surplus Chiite ne cultive pas de relations amicales avec les Etats Unis et encore moins avec Israël.
Obama et Romney veulent empêcher l’Iran d’avoir le nucléaire
Apparemment, le dessin n’aurait pas suffit pour convaincre les Etats Unis de pendre des décisions incisifs. Alors le premier ministre juif s’est entretenu dès le lendemain (vendredi) par téléphone et donc sans support visuel, cette fois avec les deux candidats à l’élection présidentielle. Il s’est d’abord entretenu avec le président sortant Barack Obama, puis, quelques heures plus tard, avec le candidat républicain Mitt Romney.
C’est dire l’influence qu’a Israël sur les décisions politiques internationales américaines, surtout à l’approche des élections présidentielles, prévues pour novembre prochain. Cette démonstration tombe à point nommé alors que l’avancement du nucléaire iranien a fait son « petit » bonhomme de chemin.
D’un autre coté, des détournements de l’intervention du premier ministre israélien ont fleuri depuis quelques jours sur le net, en voici des exemples.
Chaoui A