La médiation burkinabé pour la crise malienne, guidée par le ministre burkinabé des Affaires étrangères Djibrill Bassolé, est partie ce mardi matin pour le Mali.
Elle doit se rendre dans le nord du pays pour rencontrer des groupes islamistes contrôlant la zone, selon l’AFP.
Le ministre est accompagné d’un conseiller pour se rendre à Gao et Kodal pour apporter un message de la part du président burkinabé Blaise Compaoré et tenter d’établir le contact.
La région du nord Mali est contrôlée par des alliés d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Depuis son arrivée, le groupe terroriste a évincé le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) et a commencé à appliquer la charia.
Prise en main du conflit
Après deux mois de convalescence à Paris, le président malien par intérim Dioncounda Traoré a commencé à prendre les choses en main. Il a annoncé à la fin du mois de juillet la création d’une organisation de transition et a déclaré se charger personnellement de reformer le gouvernement d’union nationale.
De son côté, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest espère pouvoir continuer les négociations avec les islamistes mais n’exclut pas la possibilité d’envoyer près de 3300 soldats au Mali. Elle n’attend que la demande officielle de Bamako dans cette direction.
SH