Probable candidate aux élections présidentielles américaines de 2016, Hillary Clinton publie un livre sur son expérience en tant que Secrétaire d’État américaine. Un ouvrage qui fait la part belle aux révélations et une bonne occasion pour voir ce que pense la diplomatie américaine des dictateurs arabes déchus.
De 2009 à 2013, Hillary Clinton est à la tête de la diplomatie américaine, à un moment critique, celui des révolutions arabes. Elle fait part de son expérience dans ses mémoires. L’ex-première Dame des États-Unis se montre très critique, particulièrement à l’encontre des dirigeants arabes.
Dans un chapitre sur les révolutions arabes, Hillary Clinton évoque en effet Ben Ali, Kadhafi, Saleh ou encore Moubarak, ces chefs d’État tombés lors des révolutions qui ont secoué le monde arabe en 2011. Le quotidien africain Jeune Afrique rapporte des citations du livre, pas encore paru, qui s’intitule « Le Temps des décisions ».
Ainsi, l’ancien Président tunisien Ben Ali y est désigné comme un « dictateur impitoyable, répressif et corrompu », Kadhafi est décrit comme « excentrique, cruel, imprévisible, glaçant d’effroi et fasciste. » Ali Abdallah Saleh, l’ancien Président du Yémen, est un « dictateur corrompu », mais, utile car « résolu à combattre Al-Qaïda » selon Hillary Clinton.
D’autres anecdotes de l’ancienne secrétaire d’État américaine sont également racontées comme celle d’un « repas pantagruélique offert à Mme Clinton, sous la tente par le roi Abdallah d’Arabie saoudite, lequel fait augmenter le son de la télévision pour que nul ne puisse capter la conversation, tout en gardant les yeux rivés sur l’écran, où défilent matchs de foot et courses de VTT » rapporte Jeune Afrique.
L’ex Secrétaire d’État ne se contente de critiquer les dirigeants arabes. Elle émet également des remarques sur Vladimir Poutine, le qualifiant d’«irritable» et d’«autocratique». Quant à l’ex-Président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, Hillary Clinton le décrit comme un « coq belliqueux pavanant sur la scène internationale ».