Le Premier ministre de la Libye, Ali Zeidan, kidnappé le matin, libéré l’après-midi

Redaction

Les circonstances de la libération du Premier ministre libyen Ali Zeidan restent floues.

Quelques heures seulement après son enlèvement par un commando armé, le Premier ministre de la Libye Ali Zeidan a retrouvé la liberté, vient d’indiquer le ministre libyen des Affaires étrangères, Mohamed, Abdelaziz, ajoutant qu’il ne « dispose pas encore de détails sur les circonstances de sa libération ».

A sa descente de voiture, le chef du gouvernement a été accueilli par plusieurs ministres et membres du Congrès général national, la plus importante autorité du pays, a constaté un photographe de l’AFP.

A l’aube, Ali Zeidan a été embarqué par un groupe d’armé alors qu’il se trouvait dans l’hôtel Corinthia à Tripoli. Le gouvernement libyen soupçonne deux groupes d’ex-rebelles la « Chambre des révolutionnaires de Libye et la « brigade de lutte contre le crime », qui dépendent en théorie des ministères de la Défense et de l’Intérieur.

L’enlèvement d’Ali Zeidan semble être une conséquence directe de la capture d’un chef présumé d’Al Qaïda, Abou Anas al-Libi, par un commando des services spéciaux américains. Une partie de l’opinion publique libyenne semble persuadée que son gouvernement a livré aux Américains Abou Anas al-Libi.

Ce dernier est soupçonné d’avoir commandité les attentats ayant frappé les ambassades américaines du Kenya et de Tanzanie, le 7 août 1998. Un attentat à la voiture piégée devant l’ambassade américaine à Nairobi qui avait fait 213 morts, dont seuls 44 travaillaient à l’ambassade. Au même moment, un camion-citerne piégé avait explosé devant l’ambassade américaine à Dar es-Salaam, en Tanzanie, tuant 11 passants.