Alors que se déroulait mardi 22 avril à Alger la réunion de concertation des pays de la région du Sahel, 2ème session du Comité bilatéral stratégique algéro-malien contre la menace terroriste au Sahel, notamment sur la question sécuritaire au Mali, une nouvelle prise d’otage a eu lieu, cette fois au Soudan, Vendredi 18 avril.
Otage au Soudan : le ministre des affaires étrangères « en contact permanent » avec les autorités locales
Vendredi 18 avril, un travailleur algérien a été enlevé au Soudan avec deux autres personnes, un soudanais et un chinois. L’enlèvement a eu lieu « lors d’une attaque armée contre un champ pétrolier dans la province Kordofan-Ouest » rapporte l’APS selon les propos du ministre des affaires étrangères, Ramtane Lamamra. Ce dernier a indiqué mardi 22 avril être « en contact permanent avec le gouvernement soudanais et la Minuad (Mission conjointe des Nations unies et de l’Union africaine au Darfour) afin de les inciter à consentir davantage d’efforts pour aboutir à la libération de ces otages sains et saufs ».
Trois diplomates algériens toujours retenus en otage au Mali
Même si la prise en otage de ressortissants algériens en Afrique semble être un phénomène relativement rare, on compte déjà 3 autres otages algériens en Afrique. Trois diplomates algériens sont en effet toujours retenus en otage au Mali depuis le 5 avril 2012 par le Mouvement pour l’unicité et le djihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), devenu depuis « Al Mourabitoune ». Ces 7 fonctionnaires du consulat d’Algérie de Gao, dont le consul algérien, au Nord du Mali, avait été enlevé le 5 avril 2012 par le Mujao. Trois ont pu être libéré quelques semaines après leur enlèvement et un a été exécuté début septembre 2013 suite aux refus des autorités algériennes de libérer un membre d’AQMI, dénonçant l' »entêtement » algérien. L’otage exécuté était le diplomate algérien vice-consulte Taher Touati, après 5 mois d’enlèvement. En avril dernier, une vidéo avait circulée montrant un des otages algériens au Mali qui assuraient qu’ils étaient en bonne santé mais pressaient leur gouvernement d’agir.