Le Sénégal a déployé depuis le 10 octobre un réseau 4G en phrase pilote. Une annonce cruelle pour l’Algérie qui se débat péniblement avec le lancement de la 3G.
Ce n’est pas un scoop de dire que l’Algérie a un sérieux problème avec le web. C’est même la Préhistoire d’Internet avec un débit annonant et un web mobile inexistant. Dans ce contexte, l’annonce ce lundi de l’attribution des licences 3G relèverait presque de l’anachronisme. Et le décalage est encore plus flagrant si l’on se compare à d’autres pays africains. Le Sénégal, par exemple.
La filiale de France Telecom, Sonatel, vient d’y annoncer le lancement d’un réseau 4G pour une phase de pilote couvrant trois zones à Dakar et une à Saly. Il devrait permettre aux Sénégalais d’avoir des débits dix fois plus élevés que sur les réseau actuel.
La ville très touristique de Saly n’a pas été choisie au hasard. L’une des plus importantes stations balnéaires du Sénégal attire chaque année de nombreux touristes qui y possèdent de somptueuses résidences secondaires.
Le lancement officiel de la 4G a été effectué le 10 octobre à Dakar, d’après la Sonatel qui a également tenu à indiquer être devenu « ainsi un des rares opérateurs en Afrique à déployer à ce jour un réseau pilote 4G ». Le groupe « prévoit d’ouvrir d’ici à six mois quarante sites, dont trente à Dakar et dix à Saly ».