Assigné à résidence surveillée en France depuis 2011, Saïd Arif, un Algérien reconnu coupable d’actes de terrorisme, a pris la fuite dimanche. Il reste jusqu’à présent introuvable.
Comme chaque jour depuis plus de six mois, Saïd Arif devait se présentait à 9 H à la brigade de gendarmerie de Brioude dans le centre-est de la France. Un rituel auquel cet islamiste algérien assigné à résidence surveillée dans la Haute-Loire s’astreint quatre fois par jours, sept jours sur sept.
Mais ce dimanche matin, il ne s’est pas pointé de toute la journée. Les gendarmes se sont alors rendus là où il loge, c’est-à-dire dans un hôtel au centre de cette petite ville auvergnate. Sur place, ils ont constaté que l’islamiste originaire d’Oran ne s’est pas présenté à la réception comme à son habitude pour prendre son petit-déjeuner. Toujours introuvable, les autorités françaises l’ont déclaré en état de fuite dans la soirée. Le plan Épervier, un dispositif spécial déclenché en cas d’évasion ou d’enlèvement, a été mis en place dans la foulée pour retrouver sa trace.
Vraisemblablement, ce lieutenant déserteur des forces de sécurités algériennes se serait enfui à bord de la voiture de la belle-fille du gérant, une Citroën C3 grise, volée sur le parking de l’hôtel où il réside depuis octobre 2012, a déclaré le procureur du Puy-en-Velay.
Deuxième tentative d’évasion
Ce n’est pas la première fois que Saïd Arif essaye de se faire la malle. Condamné à cinq ans de prison en 2007 pour des attentats terroristes perpétrés sur le sol français en 2002, il a été libéré en décembre 2011. Sous le coup d’une extradition vers l’Algérie, ce terroristes formé en Afghanistan a finalement été assigné à résidence surveillée dans le sud de la France car la Cour d’appel européenne des droits de l’homme a estimé que de sérieuses menaces pesaient sur lui. Une assignation qu’il a violé rapidement, s’enfuyant en Suède. Après avoir purgé 6 mois de prison, Saïd Arif a une nouvelle fois été assigné en résidence, cette fois à Brioude.