Les mille et un visages de la criminalité organisée en Algérie

Redaction

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Le crime organisé ne cesse de grignoter la sécurité algérienne. De plus en plus présent, il ne cesse de se diversifier et finit par toucher tous les domaines : contrebande de produits en tout genre, trafic de drogues, vols, immigration illégale… Les bandes organisées ne cessent d’innover en matière de trafic et déstabilisent les codes sociaux et économiques de l’Algérie.

La criminalité organisée est devenu la bête noire des forces sécuritaires algériennes. Que ce soit sur le territoire national, ou aux portes du pays, ces type de crimes ne cessent de se propager. En effet, d’après le dernier rapport annuel publié par la Gendarmerie nationale (GN) la criminalité organisée représente un taux de 17% par rapport à la criminalité globale avec une hausse de 4,10% en matière d’affaires par rapport à 2011.

/ © Gendarmerie Nationale

12 407 affaires de criminalité organisée ont été traitées en 2012, contre 11 918 en 2011 soit une hausse de 4,10%. 14.506 personnes ont été arrêtées pour 14 141 en 2011, soit une hausse de 2,58%. C’est un fait incontestable, de plus en plus d’Algériens recourent à ces méthodes criminelles, malgré les risques qu’elles comportent. « La lutte contre la crime organisé constitue la priorité de l’action de la chaine de police judiciaire, particulièrement les unités spécialisés », explique alors la Gendarmerie Nationale dans son bilan annuel de la criminalité.

Qu’est ce que la criminalité organisée ?

Le crime organisé se présente de différentes manières. De manière générale, « elle concerne essentiellement le trafic de stupéfiants, le trafic d’armes et de munitions, les faux et le trafic de véhicules, la migration irrégulière, la délinquance économique et financière, ou encore la contrebande », précise encore la GN.

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Contrebande et stupéfiants, les plaies de l’Algérie

La contrebande (36,32 %) et les stupéfiants (25,36%), caracolent en tête des crimes les plus courants relevés par la Gendarmerie Nationale. 3147 affaires de stupéfiants ont été recensées, et 4506 affaires de contrebande. Ces types de crimes s’organisent surtout dans les régions frontalières au Maroc, et à la Tunisie. Preuve en est, le rapport de la GN, indique que les wilayas les plus touchées par des faits de contrebande sont Tlemcen, Tébessa, Souk-Ahras et El Tarf. Ce sont essentiellement les contrebandes de produits alimentaires, de carburants ou de cigarettes qui sévissent dans ces régions de l’Algérie.

L’année 2012 a également été marquée par les transferts et des ventes de stupéfiants. Au total ce sont 73 tonnes de kif traité et 656.000 comprimés de psychotropes qui ont été saisies pas la Gendarmerie. Les wilayas les plus exposées à ce type de trafic sont Oran, Constantine et Alger.

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Enfin, la migration irrégulière ou encore l’usage de faux sont également monnaie courantes. Si les cas d’émigration sont moindres, sans surprise, l’immigration illégale explose les chiffres. Au total ce sont 1 733 affaires de ce type ont été traitées en 2012, ce qui représente 13,97% de la criminalité organisée. Les wilayas de Tlemcen, d’Ain Témouchent, d’Ain Défla et d’Adrar, sont sans cesse les théâtres d’immigration clandestine.