Il n’y a pas que les universités qui souffrent de l’insécurité en Algérie. Les Cités Universitaires où sont hébergés les étudiants en sont également victimes. Pis encore, ces résidences universitaires sont devenues ces derniers temps de véritables foyers d’insécurité. Ces derniers mois, plusieurs incidents et agressions ont été signalés. Des voyous n’hésitent plus à s’aventurer au sein de ces résidences universitaires pour s’attaquer aux étudiants. Ces derniers montent au créneau pour réclamer l’intervention des autorités publiques. Récemment, les étudiants hébergés à la résidence universitaire des « 8000 lits » Belgaïd à Oran ont décidé de se mobiliser pour lutter contre ce climat d’insécurité qui leur pourrit la vie au quotidien.
Dans cette cité universitaire, la sécurité n’est plus garantie dès la tombée de la nuit. Les étudiants sont tout le temps la proie des voyous qui les attaquent à l’intérieur même de la résidence universitaire. Parfois, des résidents sont apostrophés à l’extérieur de l’enceinte universitaire par des bandes de jeunes voyous qui les menacent de leurs armes blanches. Le plus incroyable, ce sont les intrusions des délinquants dans l’enceinte de la résidence universitaire. Ces intrusions sont devenues quasi quotidiennes, rapportent les résidents qui témoignent : « c’est à la tombée de la nuit que les intrus s’introduisent et occupent des chambres vides jusqu’au petit matin » ! Dans les colonnes du quotidien Liberté, les étudiants ont expliqué cette extravagante situation « par le nombre insuffisant des agents de sécurité qui n’arrivent pas à contrôler les sorties et les entrées de tant de monde ».
Il est à signaler qu’il n’y pas qu’à Oran où les résidences universitaires sont sévèrement touchées par le fléau de l’insécurité. Un peu partout à travers le pays, les cités universitaires sont frappées de plein fouet par les agressions, les attaques à mains armées et les cambriolages. Ainsi, à Sétif, la communauté universitaire à tiré aussi la sonnette d’alarme. Les résidences universitaires de cette wilaya sont gagnées par la violence, et l’insécurité. Ces derniers mois, ces résidences sont devenues le théâtre de rixes, d’affrontements à l’arme blanche, et parfois même de meurtres. Ainsi, au niveau des nouvelles cités universitaires « El Bez », des bandes de délinquants circulent avec leurs armes blanches sans être inquiétées le moins du monde. Dans ce contexte, Les étudiants ne se sentent plus en sécurité d’autant plus qu’ils sont constamment agressés par des voyous habitant les quartiers limitrophes de ces cités. Malheureusement, les étudiants de nombreuses autres cités universitaires vivent le même calvaire. Et en l’absence d’une véritable réaction des autorités compétentes, nos universitaires enchaînent les mouvements de protestation et les grèves pour faire valoir leur droit à la sécurité.