Lors de la sortie, hier, des responsables du réseau Nada au stade de Ben Aknoun, les témoignages convergent pour raconter une profonde méconnaissance des lois et des droits.
Une halte, et non des moindres, a été marquée hier par le réseau Nada qui a offert à de nombreux enfants un moment de détente au stade de Ben Aknoun, transformé, à l’occasion, en aire de jeux et de pique-nique. Au milieu des rires des chérubins, qui s’en sont donnés à cœur joie, se laissant aller à leur innocence, se mêlait, cependant, l’inquiétude des parents qui n’ont pas manqué d’exposer leurs préoccupations.
Il en ressort, en substance, une réelle méconnaissance des lois de la République concernant les enfants et les droits inhérents à cette catégorie sociale et le rôle de chacun, à commencer par la responsabilité des parents. Mon enfant est victime d’agression sexuelle, morale ou corporelle. Quelle est la démarche à suivre et à qui m’adresser ? Autant de questions que se posent les parents souvent confrontés à des situations pour ce qui est, également, des violences subies en milieu scolaire. Le premier et seul interlocuteur : La police. Ne pas hésiter à s’adresser au poste de police et ne jamais… se taire.
Yasmine Khouas, chef de brigade des mineurs, division-ouest : “La mendicité est devenue un métier plus qu’un besoin”
S’il est vrai que la paupérisation est la cause principale qui amène les parents à s’adonner à la mendicité, il n’en demeure pas moins que beaucoup d’autres ont flairé le bon filon pour se faire un pactole (jusqu’à 10 000 DA/jour).
Le plus dramatique dans l’histoire, c’est que les parents ne se gênent aucunement pour “user” de leur propre progéniture afin de susciter la pitié des âmes charitables. Cela fonctionne en réseau organisé jusqu’à s’apparenter à un véritable métier que les tenants pratiquent avec beaucoup de “sérieux”. “Ils arrivent le matin à 8h par bus et parfois même en taxi pour occuper l’endroit habituel, qui n’est pas choisi au hasard”, raconte Yasmine Khouas, chef de brigade des mineurs, division-ouest, qui nous a fait part d’une étude menée récemment (étalée sur trois mois).
“Tout dépend du secteur dans lequel ils activent (dans la plupart des cas ce sont des femmes). Ils choisissent en général des quartiers huppés ou des rues passantes comme les marchés, les agences de bus, ou encore les mosquées et les abords des hôtels”, a-t-elle indiqué, précisant que “cela se passe toujours en dehors de leur quartier de résidence”.
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