Revue de presse. La fin du « miracle brésilien »

Redaction

Le rebond de l’économie brésilienne, entrée en récession en début d’année, est l’un des enjeux essentiels de l’élection présidentielle du 5 octobre.

Le 9 septembre dernier, l’agence de notation Moody’s faisait savoir qu’elle pourrait abaisser la note du Brésil (Baa2) d’ici deux ans si la croissance restait autour de 1% à 2% et si le pays ne réduisait pas ses dépenses publiques (Standard & Poor’s a déjà baissé sa note à BBB-). Ce cadeau empoisonné, lâché en pleine campagne présidentielle, illustre le désenchantement dont le Brésil fait aujourd’hui l’objet, après la flamboyante décennie Lula.

Quand la dauphine de ce dernier, Dilma Rousseff, a été élue en 2010, la croissance du pays était au zénith, à 7,5%. Depuis, elle s’est étiolée à moins de 2% en moyenne sur les quatre années écoulées. Le pays est même entré en récession au premier semestre 2014 et ne devrait pas, selon les dernières prévisions de la Banque centrale, dépasser les 0,5% cette année (la banque Itau tablant même sur une croissance quasi nulle de 0,1%).

La dette augmente, le déficit budgétaire se creuse, la production industrielle dégringole, les pénuries d’électricité réapparaissent, les exportations agricoles marquent le pas et, surtout, malgré des efforts permanents, l’inflation reste haute, à 6,5%. Bref, depuis un bon moment, les nouvelles ne sont pas bonnes. Morosité naturellement néfaste au bilan de Dilma Rousseff, qui tentera de se faire réélire, dimanche 5 octobre, pour quatre ans.

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