Revue de presse. Les effets d’annonce polluent l’activité économique

Redaction

Un million de logements en un quinquennat, une croissance de 7% en 2019 : le gouvernement multiplie les annonces, sans assurer un suivi de ses projets. Le décalage est énorme.

Le premier ministre Abdelmalek Sellal a présenté un budget d’équipement pour 2015 en hausse de 48.7% par rapport à 2014. Ce budget s’élèvera à 4.079,7 milliards de dinars (51,64 milliards de dollars). Un tel bond en avant  parait très nettement au-dessus de la capacité d’absorption de l’économie algérienne, si on en juge par les chiffres publiés par différentes institutions officielles. Ce qui confirme que l’exécutif se soucie peu de l’efficacité de sa démarche, mais qu’il privilégie les effets d’annonce et les prévisions gonflées, quitte à imputer la non réalisation de ses projets à des facteurs « indépendants de sa volonté».

Une source officielle au ministère des finances avait révélé au printemps que 166 milliards de dollars de crédits n’avaient pu être consommés durant la décennie écoulée. Ce chiffre représente un montant proche du  PIB de l’Algérie et près de trois fois le PIB de la Tunisie !

De son côté, le ministre de l’industrie, M. Abdessalam Bouchouareb, a révélé la semaine dernière que les entreprises publiques, pourtant « assainies », n’avaient pu consommer que 18% de l’aide qui leur a été apportée dans le cadre d’un plan de redressement lancé par le gouvernement. Après un plan d’assainissement de 320 milliards de dinars (4.05 milliards de dollars), celles-ci avaient bénéficié d’un plan de financement de 634 milliards de dinars (8.02 milliards de dollars), mais elles n’avaient pu en consommer que 18%. Dans le domaine de la formation en particulier , elles n’ont consommé que neuf pour cent du budget alloué.

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