Revue de presse. Les ménages face au glissement inexorable du dinar

Redaction

Coincée entre la fin de la saison estivale et l’Aïd El Adha, la rentrée sociale 2014 est bien difficile pour les ménages. A peine finies les dépenses des vacances, voilà qu’il faut encore puiser dans le porte-monnaie pour acquérir cartables, tabliers et autres fournitures scolaires.

Les escarcelles ont déjà été mises à rude épreuve à l’occasion du Ramadhan, où en dépit des assurances du gouvernement les prix ont bel et bien augmenté. La rentrée 2014 s’annonce donc rude, d’autant que le dinar a continué à se déprécier par rapport à l’année dernière, ce que confirme d’ailleurs l’enquête de l’ONS (office national des statistiques) relative à l’indice des prix à la consommation pour le mois de juillet. Selon ces données, cet indice a enregistré une hausse de 3,3% par rapport à juillet 2013. Plus de 80% des prix des produits relevant de la catégorie viande et légumes frais ont connu des hausses durant ce temps. A la même période, la valeur du dinar a continué à glisser par rapport à l’euro.

Au premier juillet 2013, le taux de change officiel donnait 104,6 dinars pour un euro. Une année plus tard, il était de 108,3 dinars. La Banque d’Algérie a d’ailleurs indiqué dans sa dernière note de conjoncture que le cours de change moyen du dinar face à l’euro s’est déprécié de 3,3% au premier trimestre de cette année par rapport à la même période de l’année dernière.  Le taux effectif réel s’est quant à lui déprécié de 1,8%. De quoi se faire ressentir dans les dépenses des ménages, mais ce qui ne reflète qu’une partie de la réalité.

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