“La question qui se pose : pourquoi un 4e mandat et pourquoi le Président a mis le pays dans une telle situation ?” s’est interrogé, jeudi, en marge de la réunion de l’Instance de concertation et de suivi, Soufiane Djillali.
Le fait n’a pas échappé au moins averti des observateurs : la forte implication du président français François Hollande dans la gestion politique et médiatique du rapt puis de l’exécution, en terre algérienne, du guide niçois, Hervé Gourdel, par Jund al-Khilafa, a singulièrement contrasté avec l’éclipse totale de son homologue algérien, Abdelaziz Bouteflika, dont le pays est pourtant exposé à de multiples dangers. Étrangement, le chef de l’État n’a pas jugé utile de condamner un acte barbare dont est victime un ressortissant étranger et encore moins de rassurer la population certainement inquiétée par l’implantation de Daech en Algérie.
C’est le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, qui, au mépris des règles protocolaires, a eu au téléphone le président François Hollande. Une situation anormale qui a donné du grain à moudre à l’opposition qui n’a pas hésité à remettre sur la table la question de la vacance de la fonction présidentielle. Les membres de la CNLTD et ceux du Pôle des forces du changement, ainsi que les personnalités indépendantes ayant pris part, jeudi à Alger, à la réunion de l’Instance de concertation et de suivi n’ont, d’ailleurs, pas manqué de signifier “leur refus de la vacance du poste de président de la République” qui “a provoqué la paralysie des institutions et mis l’avenir du pays en danger (…)”.
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