Revue de presse. Sidi Bel-Abbès : Les facultés et laboratoires de recherches sans internet depuis 2006 !

Redaction

Lu sur La Voix de l’Oranie

Alors que de nombreux établissements éducatifs, culturels et sportifs, situés dans les coins les plus reculées de la wilaya de Sidi Bel- Abbès, sont reliés par la fibre optique au réseau Internet, pas moins de trois facultés (lettres, langues et arts – sciences humaines et sociales – sciences de l’ingénieur), installées au niveau du campus Nord de l’université Djillali Liabès, en sont complètement dépourvues à ce jour.

Cette situation des plus paradoxale en 2013, de surcroît pour des établissements universitaires et de recherches d’un pôle à grandes ambitions scientifiques, dure, semble- t-il, depuis l’année 2006 et contraint chaque jour les membres de la communauté universitaire installée sur le site, environ 6.300 entre professeurs et étudiants, à se rabattre sur les cybers privés du faubourg Gambetta pour procéder à des téléchargements ou des travaux de recherche quelconques.

Le problème de connexion Internet non assuré sur le campus est d’autant plus inacceptable que l’université Djillali Liabès de Sidi-Bel-Abbès se targuait, ces dernières années, d’être le premier établissement de l’enseignement supérieur de l’Oranie à disposer de l’Internet et parvenir à se doter de son propre réseau qu’elle se proposait même d’étendre et généraliser à l’ensemble des sites d’enseignement et de recherche disséminés à travers la ville de Sidi Bel-Abbès.

Un avis d’appel d’offres national a été lancé à cet effet en vue de la mise à niveau du réseau existant et son extension à un certain nombre de facultés et de laboratoires de recherches ainsi que l’interconnexion de l’ensemble des sites. Le projet dans son ensemble visait la «réalisation physique» du réseau sur les sites prévus avec l’installation des réseaux locaux, leur liaison par câblage en fibre optique.

La deuxième phase de l’opération devait consister en l’acquisition des équipements informatiques (stations de travail, serveurs) et le développement des applications spécifiques nécessaires.

La mise en place d’un tel système, avec à la clé un haut débit de connexion et de multiples fonctions utilisateurs, devait permettre à l’ensemble des acteurs de l’université (enseignants chercheurs, étudiants et même gestionnaires) de disposer d’un large panel d’outils et d’applications au travers d’une exploitation interne des ressources d’Internet.

Dans une nouvelle phase de développement du réseau, il était même question d’étendre un tel éventail d’avantages à d’autres services tels que la téléphonie, la messagerie, la télésurveillance et la visioconférence.

Depuis l’annonce en grande pompe de cet important projet, rien n’a été fait par les responsables universitaires actuels. À moins que les sciences humaines et sociales, les lettres et les arts ne cadrent pas bien avec leurs perspectives et ambitions.