Sellal : « Qui nous cherche nous trouve »

Redaction

abdelmalek sellal communication

Lu sur l’Expression

«De sérieuses menaces pèsent sur notre pays et nous devons tous nous mobiliser afin que les ennemis de l’Algérie ne puissent pas atteindre leurs objectifs diaboliques.»

Qui sont-ils? A qui s’adresse-t-il? Qui est au bout du message? L’Algérie est-elle à ce point menacée? Les alertes et les avertissements répétés du Premier ministre suscitent à la fois la peur et des interrogations. S’exprimant jeudi dernier sur les événements qui ont secoué la région de Bordj Badji Mokhtar, dans la wilaya d’Adrar, le Premier ministre a déclaré que le pays maintient le principe fondateur de sa politique étrangère selon lequel l’Algérie ne s’ingère jamais dans les affaires internes des autres pays, «mais quiconque portera atteinte à la stabilité de l’Algérie, aura son compte». Une semaine auparavant, il a lancé le même avertissement à partir de Jijel où il se trouvait en visite de travail.

«L’Algérie «possède les moyens et les potentialités à même d’assurer sa défense», a soutenu M.Sellal, rappelant que «des puissances l’ont sollicitée pour peser de tout son poids en tant que force régionale (…), mais nous ne cherchons pas le leadership et nous préférons jouer un rôle d’apaisement et non d’embrasement». Une déclaration qui va à contresens des propos des responsables étrangers notamment français et surtout américains qui ne cessent de souligner le rôle de leadership de l’Algérie dans la région. Peut-être que ces puissances veulent-elles entraîner l’Algérie dans des conflits régionaux pour servir de croupion et exécuter des politiques préétablies comme le font d’autres nations à l’image du Qatar? Il a indiqué, dans ce contexte, que les Algériens apprécient à sa juste valeur la stabilité, notamment après avoir vécu une décennie pleine de difficultés qui a failli entamer l’existence même du peuple et de l’Etat algériens, et «c’est pourquoi ils sont aujourd’hui capables de prendre les choses en main». Le 18 juin dernier à l’ouverture des travaux du Forum économique et social organisé par le Cnes, il réitère le même avertissement en affirmant que «nous n’avons de leçons à recevoir de personne».
La même alerte est lancée le 24 février dernier, à partir de Tiguentourine dans la wilaya d’Illizi qui a connu le 16 janvier 2013 une effroyable attaque terroriste contre le site gazier. C’est sur ce même site que le Premier ministre a choisi de célébrer les festivités de la nationalisation des hydrocarbures et de la création de l’Ugta. «Nous n’avons pas d’ennemis au pays. Par contre, on en a quelques-uns de l’extérieur. La culture de la haine n’existe pas chez nous (…), a-t-il averti ajoutant que «nous ne devons pas perdre de vue ce qui se passe à nos frontières. De sérieuses menaces pèsent sur notre pays et nous devons tous, civils et militaires, citoyens et dirigeants, nous mobiliser afin que les ennemis de l’Algérie ne puissent pas atteindre leurs objectifs diaboliques.»