Lu sur Les Débats
Une fillette âgée de deux ans a été retrouvée morte le lendemain de son enlèvement devant le domicile familial à Mostaghanem. Le corps inerte de la fillette a été retrouvé avant-hier matin à l’endroit même où elle jouait la veille avant d’être enlevée, d’après les déclarations de la famille de la victime.
Le grand-père de la fillette (B.M) a déclaré que « sa petite fille (B. Nadia) qui a disparu jeudi après-midi aux environs de 14h00 du quartier « Qadous Meddah » à Tadjedit « où elle jouait devant le domicile de ses parents », a été retrouvée morte vendredi matin à 09h00 près du domicile familial. La fillette « a reçu des coups avec un objet tranchant au niveau de l’épaule.
Des traces de coups violents étaient également visibles au niveau du visage », a précisé le grand-père. Le corps de la victime a été transféré à la morgue de l’établissement hospitalier « Che Guevara » à Mostaganem.
Une enquête a été ouverte par les services de la police en vue d’élucider ce meurtre. Cet abominable crime survient à peine une semaine, après que le tribunal criminel de Constantine ait rendu son verdict sur l’assassinat des petits Haroun et Ibrahim, survenu en mars dernier, en prononçant à leur encontre la peine capitale.
Quatre jours après l’annonce de la peine infligée aux deux auteurs du crime infâme dont ont été victimes deux bambins âgés d’à peine neuf et dix ans, pareil crime a été perpétré contre une fillette de deux ans après qu’elle ait été enlevée la veille devant le domicile parental.
A croire que cette sanction ne soit pas assez lourde pour servir d’exemple et pousser les criminels à cogiter avant de passer à l’acte. Faut-il rétablir la peine de mort pour que la société connaisse enfin la paix ?
Les avis sur la question divergent. Maints acteurs de la scène politique algérienne lèvent la main pour l’application de la peine de mort contre les auteurs d’enlèvement, suivis de sévices sexuels et d’assassinat.
C’est le cas de Farouk Ksentini, Président de la Commission de promotion et de protection des droits de l’Homme (CNPPDH), qui s’est dit favorable à l’application de la peine de mort dans certains cas jugés » exceptionnels « , et ce, après que ce dernier ait plaidé pour son abolition, vu qu’elle ne soit plus appliquée en Algérie depuis une vingtaine d’années. » Je suis pour l’abolition de la peine de mort dans certains crimes, tels que les kidnappings d’enfants suivis d’assassinats.
Elle doit être prononcée de manière exceptionnelle « , a déclaré Ksentini lors de l’émission » Niqach el ousou » diffusée sur la chaîne I, suite à l’appréhension des tueurs de Haroun et Ibrahim. Idem pour l’ex-Premier ministre, Ahmed Ouyahia, qui s’est dit partie prenante pour l’application de la peine capitale dans trois cas : » la prise d’otage, le trafic de stupéfiant et le détournement de deniers publics « .
Avant lui, le président de la Forem (Fondation nationale pour la promotion de la santé et du développement de la recherche), Mustapha Khiati, qui a plaidé pour son rétablissement, se prononçant sur les ondes de la Radio, suite à l’assassinat de Chaima. » Chaque enlèvement d’enfant est une disparition de trop « , avait soutenu le président de la Forem.