L’Aid El Adha ne se passe pas finalement sans accidents. Et cela ne concerne pas uniquement la consommation excessive de viande et les risques qui en découlent. Selon des sources sanitaires, 2000 algériens se sont faits opéré chaque année à cause de ce qui est appelé le kyste hydatique. Et le chiffre, selon lui, est loin de refléter la réalité.
En effet, beaucoup d’autres algériens «couvent» ce parasite sans qu’ils ne rendent compte. Il n’y a pas de symptômes bien définis. Et le problème ne survient que lorsque le kyste est rompu. En d’autres termes, une personne peut vivre avec un kyste pendant plusieurs années. Et quand un problème survient, nécessitant son hospitalisation, il ne s’est pas que cela est du à ce même kyste. D’où le fait que ces chiffres sont loin de refléter la réalité. En fait, la multiplication de ces cas est dû à l’absence de mesures d’hygiènes et de sécurité en la matière. Les autorités sanitaires du pays lancent, à la veille de chaque Aid, une campagne pour avertir contre les risques du kyste hydatique. Comme signalé plus haut, c’est un parasite qui se développe dans les abats des moutons. Contrairement à ce que croient de nombreux citoyens, sa consommation directe n’est pas un danger.
C’est sa transmission par les canidés (le chien) qui en est un. En somme, si un citoyen remarque que les abats de son mouton est infecté, il doit l’enfouir sous terre, assez profondément pour qu’il ne soit plus à la portée des chiens. Et c’est là où le problème réside. Beaucoup de citoyens ont tendance à les jeter parmi les ordures. Un vétérinaire qui a intervenu sur les ondes de la chaine 3 a indiqué qu’il y a une autre solution pour ceux qui n’ont pas de lieux où enterrer les abats infectés. C’est de les faire bouillir. Un simple geste peut donc éviter une maladie grave à d’autres. Quand une personne est attente, si le kyste est localisé dans le foie ou une autre partie où une intervention chirurgicale est plutôt simple, elle peut bien s’en sortir, mais si celui-ci se trouve, par exemple, au niveau du cerveau ça risque d’être fatal.
Elyas Nour