Les comportements collectifs des fourmis ont toujours fasciné et émerveillé les naturalistes. Tout semble se passer comme si chaque colonie se comportait comme un seul et même super-organisme et qu’il existait virtuellement au sein de ces sociétés une force mystérieuse capable de coordonner les activités de plusieurs milliers d’individus. En effet, l’une des principales caractéristiques des fourmis est leur capacité à résoudre collectivement tout un ensemble de problèmes, souvent assez complexes, auxquels elles se trouvent confrontées quotidiennement.
En revanche, les comportements collectifs des Algériens démontrent leur incapacité à résoudre collectivement les problèmes les plus élémentaires. D’un côté, leur immeubles grand standing, datant de l’époque coloniale, affichent une détérioration extérieure de plus en plus triste. Des murs fissurés, des escaliers en marbre casses, des ascenseurs à l’arrêt utilises comme dépôts à ordures, des vitres de cage d’escalier brisées, des cours intérieures devenues des dépotoirs.
De l’autre côté, leurs appartements sont naturellement propres, des fois refaits à neuf et meublés à coups de millions de dinars. Des résidents qui passent leur temps à jeter des ordures partout sauf dans les poubelles, et aussi à déverser des eaux usées de leurs balcons sans égard pour les passants. Tout semble se passer comme si chaque Algérien a adopté l’adage « après moi, c’est le déluge » et qu’il n’existait aucune règle de civisme et de savoir vivre.
La réponse est simple, la Fourmi est collectivement intelligente et individuellement stupide, l’Algérien est collectivement stupide et individuellement intelligent.
Krimo Salem
Entrepreneur Algérien de la Silicon Valley (USA)