Que la France, un demi-siècle après avoir signé son bon de sortie, s’occupe toujours de fourrer son nez dans nos salades internes. Juppé a gentiment suggéré aux Algériens de ne pas trop s’enflammer pour leur cinquantième Independance Day, de ne pas sonner les trompettes du jugement dernier et d’oublier un instant, un instant seulement, de demander des comptes à l’ancien Empire. Les Français qui sont en bisbille avec l’autre Empire, celui des derviches tourneurs, accusé d’avoir trucidé tout un peuple qui en fin de compte n’a pas disparu, donnant même au parlement tricolore revendicateur, un interprète inoubliable et un champion du monde de foot-ball. La France, soucieuse de ne pas trop s’embrouiller avec l’Algérie et ses futurs contrats, surtout en ces temps de crise, s’est faite rappeler à l’histoire par une Turquie furibonde d’avoir endossé l’habit du génocide. Erdogan qui est toujours prêt à dégainer un sourire et pour les Arabes et pour Israël, s’est tourné vers l’Algérie pour la prendre en témoin et, preuves à l’appui, égrener les noms des victimes des bienfaits de la colonisation. Génocide algérien contre génocide arménien et ballon botté à la touche sous le regard en point d’interrogation des Algériens et des Arméniens qui ne demandent, au fond, vraiment au fond entre eux et leurs reflets, qu’une chose, un visa longue durée pour squatter Paris, sinon le reste de la France. Ouyahia, notre Premier ministre moustachu, a refusé que la Turquie, qui avait snobé le FLN durant les années de guerre, joue maintenant aux gardiens du temple de l’Histoire juste pour emmerder ceux qui les ont emmerdés. En Algérie, des voix amoureuses du retour de la Sublime Porte, ont accusé Ouyahia de faire partie de la cinquième colonne, Hizb frança si vous voulez. Alors toute cette tambouille internationale à la sauce ketchup, hrissa et kebab a de quoi nous laisser sur notre faim malgré tous les ingrédients mis sur le feu.
Que le ministre des Affaires étrangères qatari a menacé la Syrie du fils de son défunt père d’envoyer Les troupes pour changer le système. Croyez moi ou pas, en lisant une telle déclaration un sentiment vague, confus et incrédule m’a envahi. Mais de quelles troupes parlait le Red-chef d’Al Djazeera ? Celles de l’Arabie Saoudite incapable d’endiquer une incursion chiite à l’intérieur des Lieux saints dans les années quatre-vingt et obligé de sous traiter avec les treillis français. Ou peut-être des forces armées arabes tout juste capables de parader en uniformes. Mais de quelles troupes peut donc parler Hamad bin Jassim al-Thani, un nom de futur patron d’une équipe pro de foot-ball, qui avait mis Medelci, une autre pâle imitation de Seddik Benyahia, devant le fait du prince. Les troupes arabes, parlons-en, celles qui avaient défait Israêl en 48 ou en 67, je me rappelle plus. Ou celles qui ont anéanti Tsahal en 73 ou en 80 aux portes de Beyrouth. Rafraichissez-moi la mémoire, c’est tout ce que je demande. Mais dites-moi quelles sont ces troupes invincibles dont on menace Damas ? Peut-être que le porte-avions américain dans le Golfe parlait des troupes de l’Otan avec, à leur tête, le supplétif BHL, accessoirement caporal-chef d’un régiment de truffions commandés par Debbouz. Moi, vraiment, j’en sais trop rien et toutes ces histoires de stratégies militaires me dépassent, mais je sais une chose, par contre, c’est que les émirs enturbannés ne sont bon à chasser que les outardes du sud algérien pour leur foi « viagresque » naturel.
Que le premier championnat professionnel de foot-ball en Algérie allait reprendre dans sa seconde phase. Pourquoi en parler maintenant ? Question impertinente d’autant plus que les Fennecs ne participeront pas à la toute prochaine coupe d’Afrique des nations. Pour tout simplement boucler ma chronique avec une bonne nouvelle pour ceux qui n’ont pas encore vu un seul match de première division. Félicitations, vous n’avez rien raté. Je me suis dit que pire spectacle que la ligue 1 ne pouvait objectivement pas exister, mais je me suis trompé sur toute la lune. Il faut bien que ça retombe sur une planète ! Donc, je me suis rendu compte que je m’étais planté et qu’il y avait plus infecte qu’un Valenciennes-Dijon ou un Reims-Lorient. Nos pieds de chèvres, à nous, nous offrent chaque week-end un récital de ratés techniques, de pertes de balles, de maladresses dans les passes et de tirs dans la nature alors que la balle ne demandait qu’à être poussée dans les filets. Des matches végétatifs, soporifiques et des joueurs qu’on achète, officiellement à plus d’un milliard, et qui ne valent même pas le billet de stade qu’on paye pour les voir. Un conseil, si vous tombez, un jour, par hasard, sur un match de foot du championnat national, alors un conseil, zappez le plus rapidement que vous permet votre doigt pour le salut de votre âme sportive. Sur ce.