L’affaire de Khalifa Bank sera rejugée en appel par le tribunal criminel près de la cour de Blida, lors de la prochaine session criminelle programmée la fin du mois de septembre ou début octobre. Ce procès ne pourra intervenir ces jours-ci puisque la session criminelle actuelle tire à sa fin et devra terminer le 16 mai.
Le procureur général près la Cour de Blida, cité par l’agence officielle APS, a précisé que les accusés qui ont vu leurs pourvois en cassations acceptés par la Cour suprême comparaitront de nouveau à la barre sans attendre l’extradition du principal accusé, le responsable du groupe Khalifa, Abdelmoumène Rafik Khelifa. Ce dernier sera jugé seul, ajoutera le procureur général, dès son extradition vers l’Algérie et le reste des accusés dans l’affaire comparaîtront, à ce moment-là, en qualité de témoins.
Il faut rappeler que la Cour suprême a accepté en janvier dernier 54 pourvois en cassation introduits par le ministère public ainsi que 24 autres introduits par les accusés eux-mêmes, soit un total de 78 pourvois en cassation acceptés par cette instance. Par contre 17 autres accusés se sont désistés de leurs pourvois en cassation.
Des peines, allant jusqu’à la perpétuité avaient été prononcées, en 2007 par la cour de Blida à l’encontre des principaux accusés, dont le responsable du groupe Khalifa, Abdelmoumène Rafik Khelifa. Les accusés avaient été jugés notamment pour les chefs d’inculpation d’«association de malfaiteurs, vol qualifié, escroquerie, abus de confiance et falsification de documents officiels». Abdelmoumène Rafik Khalifa, réfugié au Royaume-Uni en 2003, avait été arrêté le 27 mars 2007 sur le territoire britannique dans le cadre d’un mandat d’arrêt européen délivré par le tribunal de grande instance de Nanterre, près de Paris. La justice anglaise avait accepté, en juin 2009, d’extrader Abdelmoumène Rafik Khalifa et de le remettre aux autorités judiciaires algériennes.
Sa remise aux autorités algériennes a fait l’objet en 2011 d’un recours devant la Cour suprême (High Court), qui est la plus haute juridiction en Grande-Bretagne et ses décisions sont définitives. L’affaire Khalifa avait éclaté en 2003 lorsque Banque d’Algérie eut constaté en 2003 un trou de 3,2 milliards de dinars dans la caisse principale de la Khalifa.
RAF